Affichage des articles dont le libellé est Producteurs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Producteurs. Afficher tous les articles

mercredi 21 mars 2012

En Grèce, le “mouvement des pommes de terre” prend de l’ampleur


Des communes du Péloponnèse développent la vente directe entre producteurs et consommateurs. Elles commandent fruits, légumes, huile d’olive en grande quantité et organisent des marchés en plein air, court-circuitant les intermédiaires, pour le plus grand bonheur des habitants. “Il n’y a plus d’argent. Tout le monde essaie de réduire les dépenses où il peut. C’est une super initiative des autorités locales pour la communauté”, confie une consommatrice.
Pour le maire d’une des communes qui participent à l’opération, c’est un succès. “C’est la première fois que nous faisons ça. Nous avons eu quelques soucis d’organisation mais nous avons accueilli plus de 3.000 personnes”, explique Iraklis Yiotsis.
Il faut dire qu‘à 25 centimes d’euros le kilo contre 70 au supermarché, les patates se vendent comme des petits pains ! Les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à envisager de participer à ce type d’actions. Et les grecs espèrent bien que cela obligera la grande distribution à baisser ses prix.
Plus d'actualités sur : 
Copyright © 2012 euronews

jeudi 16 février 2012

La toxicité du Roundup, un désherbant de Monsanto, doit être réévaluée

Série noire pour la branche française de Monsanto, le géant américain des produits phytosanitaires. C'est au tour de son produit phare, le Roundup Express, de setrouver sur le banc des accusés. Lundi 13 février, le rapporteur du Conseil d'Etat a exigé un nouvel examen de ce désherbant vendu au grand public dans les jardineries. Le rapporteur enjoint au ministère de l'agriculture d'en analyser la toxicité dans un délai de six mois, de statuer à nouveau sur l'autorisation de mise sur le marché du pesticide et de verser aux requérants la somme de 3 000 euros pour leurs frais de procédure. Le Conseil d'Etat suit généralement les avis de ses rapporteurs.


A l'origine de la procédure, il y a Générations futures, une association spécialisée dans les atteintes de la chimie sur l'environnement, et Jacques Maret, un cultivateur bio. Ce dernier est installé en Charente comme - pure coïncidence -Paul François, le céréalier qui a fait reconnaître la responsabilité de Monsanto, après avoir été intoxiqué accidentellement par un autre des herbicides de la multinationale, le Lasso. L'audience de cette dernière affaire, qui s'est tenue en premier ressort devant le TGI de Lyon, a aussi eu lieu le 13 février.
"Omerta"
"Les produits de Monsanto sont conformes aux exigences de sécurité en place au moment de leur mise sur le marché. (La société) a une politique très rigoureuse en ce qui concerne l'évaluation scientifique de la sécurité des produits de protection des plantes", a réagi l'entreprise, dans un communiqué sur le Lasso. Elle pourraitavancer les mêmes arguments au sujet du Roundup. Or, c'est le manque d'études sur les effets des molécules de désherbant qui lui est reproché.
Les requérants parlent même d'une "omerta" qui les a obligés à financer eux-mêmes de coûteuses analyses sur la composition de deux autres Roundup également dans leur ligne de mire : les Extra 360 et GT Plus.
Les adhérents de Générations futures et M. Maret s'étaient adressés au ministère de l'agriculture pour demander l'abrogation de l'herbicide. Ils faisaient valoir que certains éléments de sa composition n'avaient pas été considérés comme"substances actives" et donc non pris en compte dans l'évaluation de la toxicité du produit. Une bonne partie du débat a porté sur cette question scientifique.
"Le Roundup contient non seulement du glyphosate, perturbateur endocrinien (suspecté) avec des effets à long terme, mais aussi une sorte de détergent adjuvant qui aide la molécule à pénétrer dans la plante, explique Jacques Maret. C'est la toxicité de leur mélange qui doit être évaluée. La direction de l'alimentation n'a jamais voulu nous entendre." Ils se sont donc tournés vers le Conseil d'Etat, au nom d'une directive européenne stipulant que chacune des molécules doit êtreétudiée, ainsi que le mélange chimique qui en résulte.
Pourquoi avoir ciblé le Roundup Express ? "Parce que nous disposions d'analyses sur ce désherbant et parce que Monsanto le distribue tout autour du monde", répond le cultivateur. L'homme a beau faire partie des Faucheurs volontaires d'OGM et d'un mouvement au titre limpide : "Combat Monsanto", il dénonce surtout l'attitude de l'administration. "Nous avons récupéré un document de l'ex-AFSSA. Celle-ci note que "le pétitionnaire n'a pas étudié les effets du produit sur le public concerné", mais lui a tout de même donné un avis favorable..."
Martine Valohttp://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/16/la-toxicite-du-roundup-un-desherbant-de-monsanto-doit-etre-reevaluee_1643591_3244.html 

jeudi 26 janvier 2012

Espagne: des violations des droits de l'Homme dans la récolte des fraises

MADRID, 26 jan 2012 (AFP) - La Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) a dénoncé jeudi des "violations des droits de l'homme" envers les travailleurs marocains dans la récolte des fraises à Huelva, dans le sud de l'Espagne, un des premiers pays producteurs au monde.

Cette ville d'Andalousie, "où la fraise est cultivée de manière intensive, à destination de l'exportation vers les marchés européens, attire pendant plusieurs mois de l'année une abondante main d'oeuvre temporaire (plus de 50.000 personnes), constituée majoritairement par des travailleurs immigrés", écrit la FIDH dans un rapport.


Alors que l'Espagne souffre d'un taux de chômage de 21,52%, un record parmi les pays industrialisés, la récolte des fraises reste "un secteur peu attractif pour les travailleurs", souligne la fédération, ce qui  explique le recours aux étrangers.
Pour cela "le gouvernement espagnol a adopté le système du recrutement (dans le pays) d'origine", en "embauchant dans leurs pays des milliers de personnes qui sont transportées et ensuite réparties entre les différentes plantations".
Avant de signer, "les travailleurs s'engagent à retourner dans leur pays à la fin de leur contrat".

Et comme la Pologne, la Bulgarie et la Roumanie, habituels viviers de recrutement, font désormais partie de l'Union européenne, ce qui leur permet la liberté de circulation, ce système "ne touche que les travailleurs marocains", note la FIDH.
Ces derniers sont soigneusement choisis: "des femmes mariées et avec des enfants à charge", ce qui "doit théoriquement garantir qu'elles retournent dans leur pays" à la fin de la saison.

Sur place, ces immigrées se retrouvent face à "un cadre juridique peu protecteur (...) dans lequel les jours non travaillés ne sont pas payés et la représentation syndicale de ces travailleurs est presque impossible", écrit la fédération, qui insiste sur "les violations des droits de l'Homme qu'entraîne ce modèle de migration circulaire".

La FIDH demande donc au gouvernement espagnol d'accorder des permis de séjour permanents à ces travailleurs et d'améliorer leur protection, mais s'adresse aussi au gouvernement marocain en exigeant qu'il "mette fin aux critères de discrimination à l'embauche".

vendredi 11 novembre 2011

Le procès de Monsanto aura lieu le 12 décembre‎

Ruffec: Paul François contre Monsanto, procès le 12 décembre


Photo CL
Photo CL
Paul François, agriculteur à Bernac près de Ruffec contre Monsanto, multinationale des produits phytosanitaitres. Le procès engagé par l'agriculteur contre le géant de la chimie s'ouvrira le 12 décembre prochain à 13h30 devant le tribunal de grande instance de Lyon, siège de la firme.
Paul François avait été intoxiqué par un herbicide Monsanto, le Lasso, alors qu'il nettoyait une cuve d'épandage, au printemps 2004. Il a engagé un long combat contre la multinationale.
Après avoir obtenu la reconnaissance de sa maladie comme accident professionnel, cette fois, l'agriculteur attaque directement le fabricant du produit. Il le tient pour responsable de son état de santé puisque la justice, le tribunal des affaires de sécurité sociale d'Angoulême tout d'abord, puis la cour d'appel de Bordeaux en janvier 2010, a estimé qu'il y avait une relation directe entre sa pathologie et le produit de Monsanto. Pour Paul François, il s'agit de faire reconnaître la faute du géant de la chimie.
C'est la première fois qu'une procédure engagée contre l'industriel par un particulier arrive devant la justice.

http://www.sudouest.fr/2011/11/09/le-proces-de-monsanto-aura-lieu-le-12-decembre-548704-835.php

mercredi 26 octobre 2011

Enquête: une filiale chinoise de Nestlé aurait dupé les paysans


Le groupe alimentaire suisse Nestlé déclare ce mercredi qu’il avait ouvert une enquête sur une de ses filiales en Chine accusée d’avoir sous-payé des producteurs de lait pendant au moins dix ans.
Une filiale chinoise de Nestlé aurait sous-payé ses producteurs de lait. Cette sous-enchère aurait duré...10 ans.
Des éleveurs de la province du Heilongjiang, dans le nord-est du pays, affirment que Shuangcheng Nestlé Co. payait le lait moins que son prix habituel et trichait sur son poids.

"Nestlé ne trompe pas les paysans. Nous prenons très au sérieux ce qui a été rapporté et avons déjà ouvert une enquête conjointement avec les autorités locales", a déclaré un porte-parole de Nestlé Chine, Nancy He.
Mesures immédiates
"Nestlé ne tolère pas de telles pratiques et va prendre des mesures immédiates dès que nous aurons mis au jour le problème", a ajouté le porte-parole.

La municipalité de Shuangcheng, une ville située juste au sud de la capitale provinciale, Harbin, compte plus de 20.000 producteurs de lait qui assurent une production journalière de 1.200 tonnes, selon l’agence Chine nouvelle.

Les éleveurs assurent que la filiale de Nestlé, qui est l’un des principaux contribuables de la municipalité, les trompent depuis plus de 10 ans et que les autorités locales leur ont interdit de vendre leur production à d’autres sociétés.
Tuer les vaches plutôt que de bosser avec Nestlé

"Ils nous trompent tout le temps. Certains d’entre nous sont tellement en colère qu’ils sont prêts à tuer leurs vaches plutôt que de vendre le lait à Nestlé", déclare Zhao Yongwu, un éleveur cité par l’agence officielle chinoise qui assure que la filiale de Nestlé lui décomptait environ un litre sur chaque seau de lait vendu.

Shuangcheng Nestlé a nié exercer un monopole sur la collecte de lait à Shuangcheng, ajoutant que deux autres laiteries opéraient dans la ville et que les paysans "ne sont pas contraints de livrer à Nestlé", a encore rapporté le China Daily.