Affichage des articles dont le libellé est France. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est France. Afficher tous les articles

vendredi 6 avril 2012

OGM : le gouvernement Fillon s’assoit sur l’avis des experts du HCB


Ecarté de toute consultation au sujet de la note envoyée à Bruxelles pour justifier la suspension de la culture du MON 810, le professeur Jean-François Dhainault, président du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB), a adressé un courrier au Premier ministre pour exprimer « l’émotion des membres du Comité scientifique du HCB ».
En effet, non seulement les experts de cette instance consultative – pourtant mise en place par le gouvernement Fillon – n’ont pas été consultés, mais les conclusions de leurs travaux ont fait l’objet d’une véritable manipulation. « Les passages de l’avis du Comité scientifique cités dans cette note n’ont pas été repris dans leur intégralité », s’indigne le président du HCB, qui ajoute que par ailleurs, « la note cite l’avis du Comité scientifique du HCB publié en décembre 2009, alors que ceux de janvier et octobre 2011 ne sont pas pris en compte. »
Enfin, Jean-François Dhainault s’étonne « qu’une expertise autre que celle du Comité scientifique du HCB semble avoir été mobilisée pour l’analyse d’une série d’articles scientifiques publiés postérieurement au dernier avis du HCB ». En clair, ne pouvant justifier une interdiction à partir de l’avis des experts du HCB, le gouvernement Fillon s’appuie sur une interprétation erronée des travaux du HCB rédigée par quelques fonctionnaires obéissants des ministères de l’Agriculture et de l’Environnement !

Source:

vendredi 23 mars 2012

Interdiction du maïs OGM : une mesure fragile et tardive

François Fillon, ministre de l’environnement par interim, et Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture ont annoncé aujourd’hui via un communiqué de presse court et laconique, la suspension de la mise en culture du maïs génétiquement modifié MON810. Une “mesure conservatoire visant à interdire temporairement” la culture du maïs génétiquement modifié Mon 810 sur le territoire français.

Une mesure attendue, certes… Mais face à laquelle la prudence est de mise. Car cette défcision tardive ET fragile n’a peut être pas empêché la semaille précoce d’OGM en France au cours des semaines passées.






Le risque d’une contamination de fait

Le 22 février dernier, Greenpeace, les Amis de la Terre, la FFAP (Fédération française des apiculteurs professionnels), les Faucheurs volontaires d’OGM et une trentaine d’autres organisations ont adressé ensemble une lettre ouverte aux sociétés commercialisant des semences agricoles en France. Dans ce courrier, les associations demandaient à ces entreprises de clarifier leurs intentions concernant la commercialisation de semences de maïs Mon 810 sous licence Monsanto, en vue des semailles du printemps 2012.

Les réponses apportées par les semenciers n’ont pas vraiment rassuré … Invitant les associations à consulter elles mêmes leurs catalogues ou justifiant de l’incertitude légale et économique pour justifier de leur choix de ne pas commercialiser de maïs OGM … pour l’instant. Bref, les semenciers sont restés vagues, se réservant pour la décision du gouvernement français.

Mais cette décision tardive du gouvernement risque de mettre les Français au pied du mur. En effet, depuis novembre 2011 – date à laquelle le Conseil d’État a annulé le moratoire sur la culture de Mon 810 – et jusqu’à aujourd’hui, tout agriculteur désirant semer du maïs OGM en avait légalement le droit. Personne ne peut donc garantir que certains exploitants français favorables aux OGM n’aient profité de la période du début des semailles pour semer du maïs OGM.

L’impérieuse nécessité d’une interdiction solide et durable

Par ailleurs, la mesure conservatoire décidée par le gouvernement français apparaît comme bien fragile au regard de la décision prise la Cour européenne de Justice d’annuler le moratoire de février 2008. Combien de temps durera le montage juridique de la France ? Nul ne peut le dire.

Greenpeace demande au prochain président de la République de s’engager en faveur d’une interdiction solide et durable des OGM en France. Les Français ne peuvent pas s’accommoder d’une situation floue sur ce sujet alors qu’une majorité (52%) d’entre eux estime que la consommation d’organismes génétiquement modifiés (OGM) comporte des risques pour la santé humaine.

Un appel à la vigilance citoyenne

Le gouvernement doit immédiatement mettre en place une surveillance étroite afin de s’assurer qu’aucun maïs OGM, désormais illégal, n’ait été planté et en ordonner la destruction le cas échéant.

Greenpeace appelle également à la vigilance citoyenne dès à présent afin d’identifier d’éventuelles cultures de maïs OGM en France pour cette année.

Source:

mercredi 21 mars 2012

Appels au boycott des supermarchés

Appels au boycott et à l'occupation des supermarchés 
au Portugal le 22/03, en France le 24/03
en Espagne le 29/03...





vendredi 13 janvier 2012

Jusqu’où peut aller la sécurité nationale?

COMMUNIQUE DE PRESSE
Tours, le 12 Janvier 2012

L’Union européenne les invite en Espagne, la police les séquestre trois jours et les renvoie au Kenya.
Jusqu’où peut aller la sécurité nationale?

 

Deux producteurs kenyans, Ambrose Kakuko et Grace Kapserum, ont été arrêtés vendredi 16 décembre à l’aube à l’aéroport Charles de Gaulle de Paris par la police aux frontières puis détenus dans un centre pour immigrés jusqu’au dimanche 18 dans l’après-midi et finalement renvoyés dans leur pays. Les deux membres de la Sentinelle Slow Food du yaourt des Pokot à la cendreétaient en correspondance à Paris entre Nairobi, au Kenya, et Bilbao, en Espagne. Ils étaient en possession de passeports, de visas en règle et de documents qui attestaient qu’ils avaient été invités par la Ville de Bilbao et par Slow Food International et que les dépenses relatives à leur voyage et à leur séjour étaient entièrement prises en compte.
MM. Kakuko et Kapserum auraient dû prendre part à AlGusto, une manifestation gastronomique qui représentait l’un des quatre événements prévus dans le cadre du projet 4Cities4Dev, financé par l’Union européenne. La Ville de Bilbao est en effet l’un des partenaires du projet aux côtés de la Ville de Turin en qualité de partenaire principal, de Slow Food ainsi que des villes de Tours (France) et Riga (Lettonie).
Les quatre villes, en adoptant les communautés de la nourriture d’Afrique transsaharienne par le biais d’organismes consacrés à la coopération, sensibilisent les citoyens européens sur la consommation responsable et sur les conséquences de leur comportement alimentaire.
« Il est honteux que deux personnes engagées activement dans leur pays, qui jouent un rôle direct de sauvegarde de la biodiversité et des traditions alimentaires locales, soient arbitrairement arrêtées et, de fait, séquestrées. Grace Kapserum quittait son pays pour la première fois de sa vie, et tous deux étaient enthousiastes à l’idée de participer à une manifestation consacrée au partage d’expériences et à l’échange de cultures. Au lieu de ça, ils ont été brutalement confrontés à la fermeture d’esprit, à l’intolérance et aux préjugés. » a déclaré Carlo Petrini, président international de Slow Food.
« Il est également paradoxal que l’Union européenne voie réduits à néant des efforts et des ressources destinés à renforcer la coopération internationale à cause de l’attitude intransigeante de fonctionnaires, dont le zèle dans l’application des lois risque de s’apparenter à une véritable discrimination raciale. »
POUR EN SAVOIR PLUS SUR LA SENTINELLE SLOW FOOD DU YAOURT DES POKOT A LA CENDRE ET SOUTENIR LE PROJET, VOUS POUVEZ:

DECOUVRIR LA SENTINELLE
VISIONNER UNE VIDEO DEDIEE A CE PROJET

Contact presse: 
Lucia Penazzi, 
lucia@slowfood.fr

lundi 31 octobre 2011

OGM - Attention ! Des OGM en France pour 2012 ?


24 octobre 2011 Conseil d’Etat et OGM : le rapporteur public demande l’annulation du moratoire sur le maïs Mon810

Aujourd’hui, lundi 24 octobre, le rapporteur public du Conseil d’Etat vient de proposer au Conseil d’État d’annuler les trois décrets qui interdisaient sur le territoire national le maïs Mon810.

Interrogé par Inf’OGM, le chargé presse du Conseil d’État, Xavier Cayon, nous précisait que le rapport public « s’est appuyé sur les conclusions du jugement de la CJUE », rendues en septembre dernier [1]. Ainsi, ce sont des arguments de forme et non de fond qui donnent raison aux plaignants, dont l’entreprise Monsanto.

Ces propositions ont été mises en délibéré. Le Conseil d’État devrait se prononcer d’ici trois ou quatre semaines. En cas d’annulation de ces décrets, aucun délai d’exécution par le gouvernement n’est pour l’instant prévu, mais il pourrait être précisé dans le jugement définitif.

La porte ouverte à de nouvelles cultures de maïs GM dès 2012 ? Pas si sûr, puisque la ministre de l’Environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait déjà fait savoir que le gouvernement souhaitait prolonger le moratoire sur le Mon810 en respectant la procédure définie par la CJUE. A suivre...
Source : Christophe Noisette, Inf’OGM, 24 octobre 2011.



mardi 18 octobre 2011

Blé Ogm - Le semencier Vilmorin vise la place de leader

Le semencier français Vilmorin ambitionne d'être d'ici une quinzaine d'années le numéro un mondial des semences de blé, en développant la version Ogm de cette céréale, a annoncé mercredi Emmanuel Rougier, directeur général délégué du groupe.
Vilmorin est déjà le premier fournisseur de cette semence en Europe et compte s'appuyer sur ce marché pour se lancer à l'assaut des Etats-Unis, son "premier marché cible", a souligné M. Rougier lors de la présentation des résultats annuels du quatrième groupe mondial du secteur.
"Le blé a été longtemps délaissé et n'a pas bénéficié des efforts de recherche Ogm dont ont profité d'autres cultures comme le soja ou le maïs pour optimiser leur production", a-t-il expliqué. Même en Europe les agriculteurs sont nombreux à utiliser des "semences de ferme", issues de la précédente récolte. Or ces semences n'ont pas un rendement suffisant pour répondre aux besoins alimentaires, a fait valoir M. Rougier.
L'objectif de Vilmorin est de "contribuer à la conversion d'un marché de semences de ferme peu performant et faiblement valorisé, en un marché de semences commerciales de blé Ogm, puis d'hybrides à haut rendement", a affirmé le semencier. Vilmorin s'appuiera sur le "partenariat stratégique" conclu avec la société américaine Arcadia Biosciences pour la mise au point d'un blé génétiquement modifié qui devrait voir le jour vers 2020, a affirmé M. Rougier. Signé début 2011, cet accord doit aboutir à la création d'un blé optimisant la consommation d'azote ainsi que celle de l'eau.
Le blé est la première céréale au monde en termes de surfaces cultivées avec 223 millions d'hectares mais le maïs est la première espèce produite au monde avec 824 millions de tonnes. Aujourd'hui le maïs est le premier marché de semences au monde en valeur avec un acteur de poids comme l'américain Monsanto. 48% de la valeur du marché mondial des Ogm sont des semences de maïs, a relevé M. Rougier. La France comme six autres pays européens ont décidé la suspension de la culture du maïs génétiquement modifié de Monsanto, une décision que la Cour de justice européenne (Cej) a qualifié début septembre d"illégale".
Source : Afp

mercredi 14 septembre 2011

La FCPE lance un appel contre les refus d'accès aux cantines scolaires

PARIS — La Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) a lancé lundi un appel national pour que cessent les refus d'accès de nombreux élèves aux cantines scolaires, en demandant aux parlementaires de voter une "loi sur le droit à la restauration scolaire".

"Il est temps que ça s'arrête, il faut cesser d'accepter les refus abusifs de fréquentation des cantines scolaires", a déclaré à l'AFP Jean-Jacques Hazan, le président de la FCPE, première fédération de parents d'élèves.
Certaines communes refusent l'accès aux cantines scolaires du primaire, dont elles ont la gestion, aux enfants dont un parent ne travaille pas.
Selon le journal L'Humanité, au moins 70 communes pratiquent une sélection à l'entrée des cantines, selon des critères divers.
Dans les villes comme Bordeaux, Meaux, Nice, les règlements municipaux consultés par l'AFP précisent que les accès aux cantines scolaires sont soumis à des priorités et des conditions parmi lesquelles figurent l'activité des parents.
"Malgré le fait que la restauration scolaire ne soit pas un service public obligatoire, la ville de Nice tient à accueillir tous les enfants qui le souhaitent au sein de ses cantines", a-t-elle précisé dans un communiqué.
Elle souligne que sont accueillis à la cantine "les enfants dont les deux parents ou le parent responsable travaillent, les deux parents ou le parent responsable sont en recherche d'emploi, les familles nombreuses (à partir de 3 enfants)", et les enfants éloignés de leur domicile.
A Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), le conseil municipal a voté en avril un règlement intérieur exigeant des demandeurs d'emploi un justificatif de présence à un entretien d'embauche ou à une formation pour que leur enfant déjeune à la cantine dans la limite des places disponibles.
Neuf élèves de cette ville ont déjeuné lundi à midi dans un restaurant du centre-ville à l'invitation de commerçants "outrés" par la décision du maire UMP Jean Denais qui a expliqué que ce "règlement a été pris dans le cas où nous serions confrontés à un manque de place ponctuel, mais cela n'a pas été encore le cas".
Pour la FCPE, "l'égalité de tous devant les services publics est un droit" et "les choses sont claires : la restauration scolaire doit être accessible à tout enfant dont les parents en font la demande", selon la jurisprudence du Conseil d'Etat et des tribunaux administratifs du pays.
"On a alerté la totalité de nos conseils départementaux et on va les accompagner dans d'éventuelles démarches. Ils ont à leur disposition les jugements" rendus par la justice administrative, a précisé M. Hazan à l'AFP.
"Préalablement, on a saisi le ministère de l'Intérieur pour que les préfets exercent leur contrôle de légalité sur les décisions municipales ou des intercommunalités" concernant les écoles primaires "et on a demandé au ministre de l'Education nationale qu'il veille à ce que dans le secondaire, la règle soit le droit de fréquentation à la restauration scolaire".
M. Hazan également appelé les parlementaires à légiférer pour consacrer le droit à la restauration scolaire.
Les sénateurs du groupe CRC-SPG (communistes et Parti de gauche) se sont indignés dans un communiqué de l'exclusion "illégale" d'enfants de chômeurs à Thonon-les-Bains. Pour eux, en "se basant sur la prétendue +disponibilité+ des parents au chômage, cette décision fustige leurs enfants" et "méconnaît l'investissement nécessaire à la recherche d'emploi".

mardi 13 septembre 2011

Ces villes qui restreignent l'accès à la cantine pour les enfants de chômeur

"La cantine scolaire est réservée en priorité aux enfants de la commune dont les deux parents travaillent." La phrase se retrouve dans nombre de réglements d'établissements d'enseignement. Seulement, restreindre l'accès des enfants à ce service en fonction de l'activité professionnelle de leurs parents ou de leur commune de résidence constitue une discrimination aux yeux de la loi. Et ces décisions municipales sont régulièrement retoquées par les tribunaux administratifs en vertu du principe d'égalité devant le service public.


Une rapide recherche sur Internet montre que de nombreux services de restauration scolaire utilisent ces critères pour restreindre l'accès, arguant du manque de places. Le journal L'Humanité annonce en avoir identifié plus de soixante-dix. Le Monde.fr a répertorié sur une carte quelques cantines contrevenant à ces dispositions, notamment dans des grandes villes.
A Bordeaux, par exemple, on trouve, dans le règlement intérieur de la restauration scolaire de Bordeaux, cette précision sur l'accès au réfectoire : "Le service municipal de la restauration scolaire est prioritairement réservée aux enfants dont les deux parents travaillent".
En regardant de plus près les règlements et conditions d'accès à la cantine, on peut distinguer ceux qui évoquent explicitement la question du chômage. Ainsi la mairie de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) propose-t-elle l'élaboration d'un "planning sur justificatifs (pdf)" qui autorise l'accès à la cantine aux enfants de demandeurs d'emploi quelques jours par semaine seulement. "Le bénéfice du service est maintenu pendant un mois" si l'un des parents perd son emploi. À Quincy-Voisins (Seine-et-Marne), en revanche, il est précisé que "les demandeurs d'emploi sont considérés comme actifs".

La mairie de Castanet Tolosan supprime les menus sans porc et végétarien

Les parents d’élèves de Castanet Tolosan dénoncent la suppression par la ville sur les repas sans porc ou végétarien. Le maire justifie sa décision au nom du principe de laïcité.

Sur les 900 repas servis quotidiennement dans les cantines de Castanet Tolosan, 99 étaient spécifiques dont 42 sans porc et 57 sans viande.
Depuis lundi plus aucun repas sans porc ou végétarien n’est servi dans les cantines des écoles de Castanet-Tolosan. Une "décision politique" prise par le maire Arnaud Lafon (Modem) qui s’appuie sur à l’article 1er de la constitution pour justifier sa décision. Et dit avoir muri sa réflexion à la lecture d’une "circulaire du ministère de l’intérieur en date du 28 août sur les principes de laïcité et de distribution de repas".

"Aujourd’hui on se pose la question pour savoir si la viande est hallal ou pas, mais demain on va s’interroger sur la présence de porc dans une gélatine ou savoir si les repas ont été préparés par un non musulman ", ajoute l’élu.
Du côté des parents d’élèves, la décision suscite colère et indignation. "On dresse les gens les uns contre les autres", dénonce la FCPE tandis que les parents stigmatisent une situation aberrante.

"Une forme de discrimination"
"Aujourd’hui on sert systématiquement de la viande même quand c’est du porc, c’est difficile pour les plus petits de faire la différence avec les autres viandes", regrette Nadia, une maman, installée hier midi avec d’autres parents et une quarantaine d’enfants devant la mairie de Castanet pour un pique-nique de protestation. "Jusqu’à présent on payait la cantine alors que nos enfants ne mangeaient pas de porc et n’avaient pas d’aliment de substitution, témoigne Indou une autre maman. Cette décision est une forme de discrimination".
Sentiment confirmé par l’organisation "SOS Racisme" qui dénonce les critères de "laïcité" et de "service public" avancés par Arnaud Lafon. "D’autant que la suppression de ces repas sans porc ou végétarien va à l’encontre de la convention signée entre les parents et la mairie", précise Manon Sore, secrétaire du comité de SOS Racisme de Haute-Garonne. Le conseil municipal doit statuer sur l’instauration du menu unique le 23 septembre.
Source: http://www.metrofrance.com/toulouse/la-mairie-de-castanet-tolosan-supprime-les-menus-sans-porc-et-vegetarien/mkim!puE25526xxDN6/ 

samedi 3 septembre 2011

Fermeture de l'usine Fralib (Unilever): des salariés occupent l'usine


MARSEILLE — Des salariés de Fralib (Unilever) occupent depuis vendredi après-midi leur usine de Gémenos (Bouches-du-Rhône), dont la fermeture a été annoncée et le plan de sauvegarde de l'emploi validé le 21 juillet par la justice marseillaise, ont indiqué la direction et les salariés occupant les lieux.
La direction ayant "procédé au licenciement de 134 salariés depuis mercredi 31 août" et puisqu'elle "a affiché son intention de démantèlement de notre usine", "une centaine de salariés de Fralib réunis aujourd'hui en assemblée générale ont décidé l'occupation de l'usine tant que notre projet alternatif ne sera pas appliqué", a indiqué par téléphone à l'AFP Gérard Cazorla, secrétaire CGT du CE de Fralib faisant parti des occupants de l'usine. Des rotations pour assurer une présence 24H/24 vont être organisées, a-t-il dit.
Les salariés menacés se battent pour pérenniser le site et réclament que la marque Elephant, les machines et le savoir-faire leur soient cédés.
Pour la direction, il s'agit "d'un groupuscule d'environ 20 personnes" sur les 182 salariés du site, qui ont fermé les grilles de l'usine en début d'après-midi, empêchant les autres salariés, les prestataires et la direction de pénétrer dans l'enceinte du site.
"Cela représente à peine 10% des effectifs sachant qu'il y avait des gens qui ne sont pas du personnel, alors qu'aujourd'hui 57 personnes, soit plus de 30 % des effectifs ont déjà manifesté leur volonté de débuter leur congé de reclassement et 17 autres ont déjà retrouvé un emploi", a indiqué à l'AFP Sophie Jayet, directrice de la communication de Fralib.
Le géant anglo-néerlandais de l'agroalimentaire et des cosmétiques veut fermer l'usine de Gémenos, la seule en France à fabriquer les thés Lipton et infusions Eléphant, au motif d'une compétitivité insuffisante.
La cour d'appel d'Aix doit se prononcer le 19 octobre sur un jugement du tribunal administratif de Marseille qui a validé en juillet le plan de sauvegarde de l'emploi proposé par Unilever pour fermer Fralib.

samedi 27 août 2011

Quand la diplomatie américaine était au service de Monsanto


Des documents révélés par Wikileaks montrent que le gouvernement Bush surveillait de près les débats sur les OGM en France.

Une chercheuse soigne un plant de soja dans une serre de Monsanto à Chesterfield, dans le Missouri (Peter Newcomb/Reuters)

« L'Europe recule plutôt que d'avancer [sur la question des biotechnologies], avec la France, qui joue un rôle de premier plan, l'Autriche, l'Italie et même la Commission. Passer à des représailles montrerait clairement que la voie actuelle a un coût réel pour les intérêts européens, et pourrait aider à renforcer ceux qui soutiennent les biotechnologies en Europe. »
La prose est signée Craig Stapleton, ambassadeur américain à Paris sous l'administration Bush. Elle fait partie d'une série de câbles diplomatiques confidentiels publiés par Wikileaks cette semaine.
Truthout révèle que, dans la plupart des câbles, la France est désignée comme le principal barrage au développement des cultures OGM au sein de l'Union européenne, depuis 2007, face aux offensives de grands producteurs commeMonsantoDow Agro-Sciences ou DuPont.
Face à ce blocage, la diplomatie américaine a fait pression sur les dirigeants politiques et les représentants du monde agricole. Les télégrammes diplomatiques mis en ligne sur Wikileaks montrent les méthodes employées.

José Bové et les faucheurs inquiètent l'ambassade américaine

En 2007, l'ambassade américaine à Paris fait ainsi état ​​d'une rencontre entre les diplomates américains et trois représentants des firmes concernées. A l'époque, José Bové est candidat à l'élection présidentielle.
Un premier télégramme du 13 août 2007 inventorie les opposants français aux OGM et signale que « les autorités françaises ont confirmé qu'elles ne défendraient aucune nouvelle mesure biotech avant la tenue d'un congrès environnemental soutenu par le gouvernement », le Grenelle de l'Environnement.
Un autre « câble » rend compte de l'inquiétude des dirigeants de l'agroalimentaire américain face à l'accroissement des saccages de récoltes transgéniques.
Leur embarras porte aussi sur une « mesure qui pourrait contraindre les agriculteurs français à rendre public les emplacements de leurs plans d'OGM » :
« Ils expriment leur inquiétude face à la lenteur de l'Europe quant à l'adoption des procédés biotechnologiques et à la possible politisation des décisions prises par la France en matière de régulation, avant les élections présidentielles. »


Kosciusko-Morizet face au « Mon 810 »

Toujours en 2007, Craig Stapleton, évoque des discussions musclées, après le rejet d'un projet de loi favorable aux biotechnologies par le parlement français. Ce qui a fait échouer la labellisation du Mon 810, une variété de maïs jusque-là bannie, produit par Monsanto.
Un câble de 2008 montre qu'un an plus tard, la pilule n'est toujours pas passée. Il revient sur le débat houleux qui a opposé la secrétaire d'Etat chargée de l'écologie », Nathalie Kosciusko-Morizet à François Fillon et Jean-François Copé :
« Le gouvernement a perdu le contrôle sur la question [des OGM], y compris au sein de son propre parti. Les perspectives quant à l'avenir commercial des cultures biotechs sont des plus incertaines. Pour la récolte de maïs de 2008, c'est fichu, et il y a peu d'espoir pour les récoltes qui suivront, avant 2009 ou 2010.
Le gouvernement français sait que l'Europe fait face à des représailles à l'Organisation mondiale du commerce pour sa lenteur à approuver les biotechnologies et les interdictions illégales décidées par ses Etats membres.
Manifestement, le gouvernement français comprend que c'est le prix qu'il pourrait avoir à payer pour maintenir son moratoire sur les cultures biotechs. »


Coup dur pour l'exportation américaine

L'interdiction des OGM est susceptible de porter un sérieux coup aux exportations américaines. Selon le département de l'Agriculture américain, 97% du soja, 75% du maïs et 73% du coton qui poussent aux Etats-Unis utilisent des herbicides adaptés aux cultures transgéniques, comme le Round'up de Monsanto.
Un câble de 2007 précise :
« L'interdiction pourrait amputer les exportations vers la France de 30 à 50 millions de dollars. »
L'année suivante, la diplomatie américaine s'alarme de la sortie du documentaire de la journaliste française Marie-Monique Robin, auteure du « Monde selon Monsanto ».
Il est alors question de mettre au point des « talking points » pour mieux protéger les intérêts de Monsanto. Soit des « éléments de langage » bien rodés à servir aux détracteurs de Monsanto. Le site Dissenter cite un câble daté du 4 février 2008 :
« Le film et le livre ne diabolisent pas seulement Monsanto. Ils dénoncent aussi l'action gouvernementale américaine par son manque d'éthique et d'intégrité scientifique […]
Le livre et le films sont sur le point d'être traduits en anglais et dans d'autres langues. Le pays demande à une agence de Washington de fournir des “talking points” à utiliser face à un éventail d'interlocuteurs au sein d'une base listant les questions éventuelles. »


« Le monde selon Monsanto », l'épine dans le pied

Interviewée en 2008 par Rue89, MM Robin évoquait déjà l'extraordinaire pouvoir d'influence de la firme américaine. (Voir la vidéo)
Contactée au téléphone, elle ne se montre pas plus étonnée que ça :
« Ça ne fait que confirmer que les points soulevés dans le film les ont vraiment ennuyés : les liens entre Monsanto et le gouvernement américain, et tout le reste.
Monsanto, par le biais diplomatique, a eu assez de pouvoir pour faire en sorte que l'Espagne mette mon film dans un tiroir. Ca me prouve au moins que je n'étais pas paranoïaque. »


« Monsanto a perdu l'opinion publique depuis longtemps »

En marge du marché européen, les documents sortis par Wikileaks révèlent aussi comment les ambassades américaines font la promotion de « programmes de sensibilisation à la biotechnologie » en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud.
Récemment, « Truthout » montrait comment Monsanto agissait en Afrique par le biais de fondations caritatives, comme celle de Bill et Melissa Gates. Des câbles publiés cette semaine confirment que les diplomates américains s'activent en Tunisie, enAfrique du Sud et au Mozambique.
Mais l'effervescence des ambassades ne change pas grand-chose à la donne. Au final, les OGM reculent dans le monde depuis deux ans. En Europe, l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie et la Bulgarie ont interdit le maïs Mon 810, qui exsude de la BT toxine et tue certains insectes nuisibles.
Comme quoi le lobbying « n'a pas été très efficace », conclut Monique Robin. « Malgré toutes les pressions diplomatiques américaines, Monsanto a perdu l'opinion publique depuis longtemps, de toute façon. »
Photo : une chercheuse soigne un plant de soja dans une serre de Monsanto à Chesterfield, dans le Missouri (Peter Newcomb/Reuters)



Source:
http://www.rue89.com/2011/08/27/quand-la-diplomatie-americaine-etait-au-service-de-monsanto-219541