Affichage des articles dont le libellé est Viandes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Viandes. Afficher tous les articles

vendredi 22 juin 2012

Quand l’industrie de la viande dévore la planète


Les projections démographiques moyennes de l’Organisation des Nations unies (ONU) montrent que la planète accueillera neuf milliards de personnes en 2050, date à laquelle la population mondiale commencera à se stabiliser. Un vent de panique souffle sur la planète, certains Etats agitant le spectre de la surpopulation… Y aura-t-il alors suffisamment de ressources et de nourriture pour tous alors que déjà, en 2011, plus d’un milliard de personnes ne mangent pas à leur faim ?


Depuis quelques années, les pays qui craignent une pénurie se sont lancés dans une course effrénée pour acquérir de nouvelles terres arables que se disputent les industries de l’agroalimentaire et des agrocarburants. Et une violente controverse oppose ceux qui veulent utiliser les produits agricoles pour faire tourner les moteurs à ceux qui préféreraient qu’on nourrisse les êtres humains.


Mais peu dénoncent un business encore plus vorace en ressources naturelles, en produits agricoles et en espace : celui de l’industrie de la viande.


lire la suite: http://blog.mondediplo.net/2012-06-21-Quand-l-industrie-de-la-viande-devore-la-planete 

jeudi 15 septembre 2011

Manger les animaux sera une obligation légale

Manger les animaux a en France le caractère d'une obligation sociale. Bientôt ce sera aussi, pour une large part de la population, une obligation légale.



Lire la suite: http://www.icdv.info/index.php?post/2011/07/07/Manger-les-animaux-sera-une-obligation-légale 

dimanche 11 septembre 2011

De la viande OGM au menu


« Le saumon sera le premier animal transgénique que nous consommerons. Le projet est calé depuis déjà dix ans et aboutira en terme de commercialisation. Dans deux ou trois ans », prédit l’ardent défenseur des OGM, intervenant lors d’une soirée organisée par la FDSEA et les JA des Côtes d’Armor. « Un bon projet qui ne vise pas à produire des monstres à l’état adulte mais à améliorer la croissance de l’animal. Deux fois plus de viande en deux fois moins de temps. Avec une bonne qualité de chair ». Bref, ce que l’on a fait depuis 20 ans en sélection classique puisque le saumon a doublé de poids dans cette période. « Et on s’en vante ». Le tilapia, autre poisson à avoir bénéficié des manipulations de gènes, suit le mouvement. Bientôt dans nos assiettes. Du moins celles des Américains qui devraient donc lever rapidement les refus de mise sur le marché, à en croire le généticien. Le risque d’invasion de l’écosystème, par des poissons échappés des parcs, ne devrait pas peser suffisamment pour enrayer le mouvement.


La grippe à la trappe


Le meilleur projet, à ce jour, pour Louis-Marie Houdebine, concerne les poulets transgéniques résistants à la grippe aviaire H5N1. La recherche publique anglaise vient d’aboutir, au printemps 2011, sur ce projet de résistance aux infections virales. « La stabilité génétique et la qualité de la viande sont actuellement testées. Elles ne font aucun doute », affirme le chercheur qui entrevoit une possible extension au porc. Une réponse à la nécessité de réduire l’usage des médicaments en élevage et au risque de transmission à l’homme. D’autres projets de transgénèse animale sont bien avancés: la production de lait de vache contenant des substances permettant de lutter contre les infections bactériennes, par exemple. L’amélioration de la qualité du lait (moins de lactose et de protéines allergènes) ou de la viande (oméga 3) sont également ciblées.


Opposition


Le stade de la commercialisation approche. Elle pose le problème de l’acceptabilité par le consommateur. « Dans le cas de production de médicaments (dans le lait, par exemple), l’opposition sera nulle », prédit le chercheur. « Car la demande est très forte dans le monde ». Il est tout aussi optimiste concernant la mise en marché de viandes d’origine transgéniques. « Si on offre quelque chose qui intéresse le consommateur, il n’y aura pas de refus ». Il cite des études réalisées dans différents pays européens sur la consommation de végétaux OGM. « Ce qui limite leur achat, c’est tout simplement leur absence dans les rayons ». Leur prix, en premier lieu, pourrait être un argument de poids.


Sécurité toxicologique


Le consommateur fera-t-il confiance à la qualité du produit en terme de sécurité sanitaire ? « Les examens réalisés sur les OGM n’ont pas de sens toxicologique. Nous consommons depuis longtemps des hybrides interspécifiques (croisements entre espèces,) tels que le triticale (blé x seigle) ou le mulet (cheval x âne). Il y a, dans ces cas, un échange de milliers de gènes. Dans le cas de la transgénèse, un seul gène, bien ciblé et connu, est échangé. Il n’y a pas de hasard ». Il cite, en opposition, le cas de la sélection classique qui peut, par le brassage hasardeux de gènes qu’elle implique, déboucher sur des produits inconsommables (trop de toxines dans certaines variétés de pomme de terre).


Convaincre l’éleveur


Outre le consommateur, il faudra convaincre le producteur. Un éleveur de porc présent dans la salle assure qu’il ne prendra pas le risque d’être en désaccord avec la société. « Le rôle du scientifique est de faire de bonnes expertises », lui répond le généticien. « Je serais profondément déçu si les bons produits n’étaient pas mis sur le marché ». Inquiet également du retard de la France, grand pays agricole « qui met ce formidable outil de côté ». On se rassure en se disant que la transgénèse n’est pas la seule voie de recherche possible. Les éleveurs laitiers le savent bien. Ils utilisent les produits de la sélection génomique dans leurs élevages. Les progrès sont, là aussi, considérables et les perspectives alléchantes, sans manipulations génétiques. D’autres voies existent. Louis-Marie Houdebine en convient. « La transgénèse ne résoudra pas, seule, les problèmes de nutrition dans le monde ». Il n’y a rien de scandaleux à refuser les organismes génétiquement modifiés, à vocation alimentaire. Le problème, c’est le manque de cohérence du citoyen consommateur français. Il s’opposera, à n’en pas douter, à la production de viandes GM sur son territoire, mais s’empressera d’acheter des produits moins chers, issus d’animaux transgéniques, importés de pays étrangers, créant une nouvelle distorsion de concurrence préjudiciable aux filières d’élevage française et européenne. 
Bernard Laurent

dimanche 28 août 2011

La viande de synthèse

25/08 | 07:00 | mis à jour à 12:19 | Chantale Houzelle
Pourra-t-on un jour produire de la viande sans animaux ? Le concept alimente bien des controverses, mais relève encore de la science-fiction.

Fera-t-on un jour griller un bifteck sans boeuf sur son barbecue ? Rassurez-vous, ce n'est pas demain la veille que l'on vous servira de la viande de synthèse. Même si, sous prétexte de nourrir la population en pleine croissance des pays émergents, cette idée utopique est bel et bien en marche. Depuis une quinzaine d'années, la viande artificielle alimente pas mal de programmes de recherches menés assez discrètement dans le monde, notamment aux Etats-Unis, en Norvège ou aux Pays-Bas, où les travaux scientifiques seraient les plus avancés.
En France, le verdict d'un expert de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) est sans équivoque : « C'est irréaliste et non pertinent d'un point de vue économique et social », estime Jean-François Hocquette, directeur de l'unité de recherches sur les herbivores de l'Inra, à Clermont-Ferrand. «  Nous menons évidemment des recherches sur les cultures de cellules, mais uniquement à des fins médicales, pas pour la production de viande in vitro, assure-t-il. Nous sommes capables de cultiver des cellules de muscle, et seulement à petite échelle, mais pas du muscle entier et encore moins de la viande.  »

Rejet des consommateurs

Le couperet tombe aussi tranchant du côté de l'Académie de la viande : « L'hypothèse d'une production in vitro, comestible et commercialisable à une échéance prévisible, ne résiste pas à l'examen », estime son président, François Landrieu. « On peut néanmoins poursuivre les recherches en intégrant les éléments de connaissance, notamment génétiques, qui progressent très vite. Mais, à l'heure actuelle, aucun élément ne plaide vraiment pour un résultat exploitable. »
Et même si les chercheurs réussissaient un jour à en mettre au point la bonne « recette », la viande synthétique serait difficile à faire avaler aux consommateurs. « On voit déjà le rejet à l'encontre des animaux transgéniques, pourtant bien inoffensifs, et même des animaux clonés. Dans ce contexte, il n'est absolument pas possible d'envisager une production de viande artificielle à destination de l'alimentation humaine », insiste François Landrieu, qui ne veut pas accréditer la thèse que « la viande sans animaux » constitue une hypothèse viable pour la production alimentaire.
D'un point de vue technique, les scientifiques ne maîtrisent que l'étape préliminaire, à savoir la mise en culture de cellules musculaires de mammifères tels que les bovins, le porc ou la volaille. Cette technique consiste à incuber des cellules animales à 37 °C sous atmosphère gazeuse contrôlée, dans un milieu contenant tous les éléments (acides aminés, minéraux, hormones...) nécessaires à la vie cellulaire. Ces cellules musculaires, que l'on appelle myoblastes, se multiplient, puis entrent en contact les unes avec les autres pour fus ionner sous la forme de myotubes, qui se transforment ensuite en fibres musculaires. A titre de comparaison, le même processus est à la base de la régénération musculaire qui se produit in vivo, par exemple chez l'homme en cas de lésion du muscle.

Une structure en 3D

Problème : en l'état actuel du savoir-faire, la culture de cellules in vitro ne permet d'obtenir qu'une couche fine et bien peu appétissante. Impossible de reconstituer ainsi un tissu musculaire fonctionnel. Car le muscle résulte d'un assemblage de différentes populations cellulaires (myoblastes) qui sont associées à des fibroblastes, des cellules adipeuses, des vaisseaux sanguins et des cellules nerveuses qui interagissent les uns avec les autres. «  Nous ne savons pas cultiver toutes ces populations de cellules ensemble, et surtout pas avec un bon rendement dans une architecture en trois dimensions qui reproduit la tension des muscles fixés sur une carcasse. L'une des difficultés majeures est de reproduire la finesse de l'irrigation sanguine, qui apporterait les nutriments et les facteurs de croissance nécessaires aux cellules en mimant l'irrégularité des pulsations cardiaques », explique le docteur Jean-François Hocquette.
Sans parler de la saveur inimitable d'une côte de boeuf tendre et grillée à point, dont l'arôme, si apprécié des fins gourmets, est lié à la teneur en lipides. Les scientifiques ne sont pas près de savoir restituer ces plaisirs olfactif et gustatif. Au grand dam de l'association américaine de défense des animaux Peta, qui va jusqu'à offrir une prime de 1 million de dollars pour accélérer les recherches (lire ci-contre), la viande de synthèse risque fort de finir au rayon des pures utopies alimentaires.

1 million de dollars de prime

25/08 | 07:00 | Chantale Houzelle
Pour accélérer les recherches sur la viande artificielle, l'association américaine Peta (« People for the Ethical Treatment of Animals »), qui milite depuis trente ans pour la défense des animaux, offre une prime d'un million de dollars au premier scientifique qui sera capable de faire aboutir la production de la viande de synthèse. Ce montant équivaut à un dollar versé pour chaque poulet tué chaque heure aux Etats-Unis. «Nous ne nous attendons pas à ce que le monde devienne végétarien du jour au lendemain, mais la viande de synthèse peut permettre de manger éthiquement sans se priver de viande, soutient Isabelle Goetz, chargée de campagne de Peta France & Europe. La production de viande in vitro cultiverait les tissus musculaires sans os ni chair, et sans avoir recours aux ressources en énergie nécessaires à l'élevage d'un animal . »

mardi 28 juin 2011

De la viande artificielle pour réduire nos émissions ?


Produire de la viande non plus en élevant des animaux mais en cultivant des cellules musculaires de poulet, de bœuf ou de porc en laboratoire, comme on le fait déjà pour fabriquer de la bière ou des yaourts. Voilà une dizaine d'années que les scientifiques planchent sur des expériences de viande artificielle. Le projet fait en effet miroiter la perspective de pouvoir nourrir une population grandissante qui consomme toujours davantage de protéines. Mais surtout, cette production permettrait de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre qu'implique l'élevage. Ce sont les conclusions d'une nouvelle étude sur le sujet, menée par les universités d'Oxford et d'Amsterdam.
Selon le rapport, que cite le Guardian, la viande in vitro réduirait de 96 % les émissions de gaz à effet de serre entraînées par l'élevage. Sa production exigerait par ailleurs entre 7 et 45 % moins d'énergie que celle de la viande produite de manière conventionnelle. Enfin, la viande en boîte n'aurait besoin que d'1 % des terres et de 4 % de l'eau actuellement dévolues au bétail, soit une manière efficace de lutter contre la déforestation, l’accaparement des terres et la hausse rapide du prix des céréales.
Car aujourd’hui, 70 % des terres agricoles sont consacrées à l'élevage du bétail et la culture de sa nourriture. Or, la consommation de viande ne cesse d'augmenter. En vingt-cinq ans, elle est ainsi passée de 30 kg à 41,2 kg par habitant, selon la FAO. Et l'agence onusienne pour l'agriculture et l'alimentation prévoit encore une augmentation de la production mondiale annuelle de 228 millions à 463 millions de tonnes d'ici à 2050, tirée par la consommation des pays émergents comme la Chine et l'Inde.
"Les impacts environnementaux de la viande artificielle pourraient être nettement inférieurs à ceux de la viande produite de manière classique, estime Hanna Tuomisto, chercheuse à l'université d'Oxford, qui a dirigé l'étude. Nous ne disons pas que nous devrions ou voudrions remplacer la viande conventionnelle par celle cultivée en laboratoire. Cependant, notre recherche montre que la viande artificielle pourrait être une partie de la solution pour nourrir une population croissante tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en économisant de l'énergie et l'eau. Bref, la viande cultivée est potentiellement bien plus efficace et écologiquement viable pour remplir nos assiettes."
Selon Hanna Tuomisto, la culture de cellules musculaires est bien avancée et manquerait seulement de financements plus conséquents. Dans ce cas, les premières viandes artificielles pourraient être introduites sur le marché d'ici cinq ans, sous la forme de carpaccios. Il faudrait toutefois encore cinq années supplémentaires avant de voir de "vrais" morceaux de steaks produits in vitro trôner dans nos assiettes.
Certains scientifiques restent toutefois sceptiques. Selon eux, arriver à une production massive de viande par ce procédé entraînerait des coûts exorbitants et nécessiterait d'énormes quantités d'hormones pour favoriser la croissance et d'antibiotiques pour éviter les contaminations. La solution la plus viable, aujourd'hui, reste donc de réduire sa consommation de viande.
Sur le même sujet, retrouvez le quiz que j’avais réalisé à l’occasion de la journée sans viande, le 20 mars.
Audrey Garric
Photo : AFP/REMY GABALDA


Source: http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/06/28/de-la-viande-artificielle-pour-reduire-nos-emissions/