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mardi 10 avril 2012
"We aime batata": le clip contre la crise de la pomme de terre en Algérie
L'Algérie est confrontée à une inflation des produits alimentaires. Le kilogramme de pomme de terre qui a atteint les 100 dinars ( le SMIC algérien étant à 18 000 dinars) devient inaccessible, au point que la presse algérienne affirme que les Algériens se privent de frites. Le réalisateur Irban Irban a réagi à sa manière en détournant le clip "We are the world".
Publié par
La Fourchette en colère
vendredi 6 avril 2012
Algérie: 50 ans après…la pomme de terre à 100 DA
Le prix de la pomme de terre qui a atteint, voire franchi, la barre des 100 DA/kg ces derniers jours suscite toute une série de questionnements.
Coïncidant avec le 50ème anniversaire du recouvrement de la souveraineté nationale (la signature des Accords d’Evian le 18 mars 1962), cette énième flambée spontanée d’un produit aussi largement consommé et suffisamment produit au niveau local (le seul produit agricole de large consommation dont l’Algérie assure une autosuffisance depuis 5 ans) nous amène inévitablement à jeter un regard rétrospectif sur un demi siècle de politiques agricoles et programmes de développement avec tout ce que cela entraîne en ruptures et réformes.
Durant cinq décennies, divers modèles de développement, d’essence socialiste ou libérale, ont été appliqués à l’agriculture algérienne, de la révolution agraire jusqu’au renouveau agricole et rural.
Nous avons vu aussi l’effacement des dettes des agriculteurs, le Syrpalac, le crédit Rfig et autres subventions.
Mais les efforts consentis ne sont jamais parvenus à nous mettre à l’abri des vulnérabilités et de l’insécurité alimentaire.
Les importations en produits alimentaires augmentent au même rythme que les dépenses publiques consacrées aux soutiens au secteur agricole.
Plusieurs fois, nous nous interrogeons sur le mal de l’agriculture algérienne et les raisons de son déclin.
Le problème est identifié, les solutions aussi
Un de nos lecteurs vient de poster un commentaire en cette journée commémorative qui ne manque pas de pertinence et dont voici des extraits :
« Les problèmes de l’agriculture algérienne sont connus et les solutions sont également connues mais les décideurs préfèrent les importations à coup de milliards de dollars au détriment de la production nationale.
Tout est fait pour bloquer le développement de l’agriculture y compris la mise au frigo (chambres froides financées dans le cadre du PNDA de Said Barkat) pour aider les spéculateurs à stabiliser les prix par le haut. (…) Croyez-vous sincèrement que l’Algérie n’est pas en mesure de produire annuellement les 60 millions de quintaux supplémentaires de céréales que nous importons chaque année malgré l’existence des potentialités énormes (potentialités humaines, hydriques, édaphiques et climatiques) ?
Savez-vous aussi que l’Algérie dispose de milliers d’experts agronomes de très haut niveau formés dans le cadre de la révolution agraire durant les années 60 à 80 dans les instituts et universités algériennes et qui sont soit mis à la retraite d’office soit abandonnés à leur triste sort?
Connaissez-vous le système de nomination aux fonctions supérieures et de mise à l’écart actuellement en vigueur au ministère de l’agriculture?
Savez-vous que les données du ministère de l’agriculture ne sont pas fiables et que nous ne connaissons même pas la SAU réelle ni le cheptel ovin, bovin ou camelin de n’importe quelle wilaya?
Savez-vous que nous ne connaissons ni la nature des sols (inexistences de cartes pédologiques) ni les ressources hydriques réellement existantes (absence de cartes hydrogéologiques) des terres agricoles ?
Savez-vous que le problème du foncier agricole n’a pas été réglé depuis l’indépendance ?
Savez-vous pourquoi on n’investit pas l’équivalent d’une année d’importation de produits alimentaires dans la mise en valeur des terres affectées à la production céréalière et fourragère pour assurer la sécurité alimentaire (un concept qui a été abandonné depuis quelques années et remplacé par le renouveau agricole)?
La réponse à ces questions revient aux cadres du ministère de l’agriculture. A bon entendeur salut! »
source:
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La Fourchette en colère
mercredi 14 décembre 2011
Au-delà de 2030-2040, le futur alimentaire de l’Algérie est incertain
L’Algérie importe, chèrement, 75% de ses besoins alimentaires. Sa « sécurité alimentaire » est assurée par les recettes pétrolières lesquelles pourraient devenir plus incertaine dans 25 ans. « Qu'est ce qu'il y aura à manger demain? » est une question qui n’a rien de théorique.
En Algérie, le déficit alimentaire est structurel. La question de la sécurité alimentaire est une préoccupation permanente et a été à la base de toutes les stratégies agricoles et rurales. L’agriculture connaît une progression à la faveur des derniers plans de développement. La production s’améliore, se diversifie mais à un cout élevé et dépend des importants soutiens de l’Etat. Elle est cependant encore satisfaire des besoins alimentaires qui évoluent d’une manière vertigineuse. Ces besoins s'articulent sur des régimes alimentaires qui se calquent sur des modèles de consommation nouveaux. Ils risquent de réduire la portée des politiques de développement agricole et donc d’augmenter la dépendance vis-à-vis des marchés mondiaux. 75% des besoins alimentaires de l’Algérie sont assurés par l’importation, ce qui en fait le premier importateur africain de denrées alimentaires et le cinquième mondial en céréales. Sur la facture alimentaire, les biens alimentaires représentaient, au premier semestre de 2011, 20,76 % de la valeur du total des importations. La rubrique a augmenté de 1,81 milliards de dollars en une année. En valeur, les importations alimentaires sont passées de 1 milliard de dollars en moyenne dans les années 1970 à 2 milliards dans les années 1980, 3 milliards pour 2003 et plus de 8 milliards en 2008 pour redescendre à 7 en 2009 puis à 6 en 2010. Elle est de 7.29 milliards de dollars rien que pour les neuf premiers mois de l'année en cours. L’Algérie figure parmi les pays qui offrent une disponibilité alimentaire relativement élevée. Mesurée en kilocalories par jour disponible sur le marché, elle est autour de 3600 alors que la norme admise en la matière est de 2100 kilocalories par habitant par jour. Les données statistiques montrent que la disponibilité alimentaire a été multipliée par huit. Elle est passée de 1758 kilocalories par jour en 1963-69, à 2160 en 70-79, puis à 2732 durant la décennie 80, puis 2944 dans les années 90.
Une disponibilité alimentaire tributaire du pétrole
Cette disponibilité reste très fortement tributaire des recettes pétrolières. Les progrès enregistrés pour diminuer cette vulnérabilité par l’amélioration des techniques agricoles en vue d’augmenter la production et la productivité ne suivent pas au même rythme. L’accroissement des contraintes naturelles et la rareté des ressources en eau et en sol ne poussent pas à l’optimisme. Le défi est de travailler à réduire la dépendance autant des recettes pétrolières que des marchés étrangers. Surtout que l'un et l'autre risquent de traverser de grosses zones de turbulences du fait de la crise budgétaire que connaît l'Europe. Il est de notoriété publique que la crise impacte fortement le cours des céréales et ce pour peu que les spéculateurs s'y intéressent un peu qu'ils ne le font actuellement
Le stress de la raréfaction des ressources
Jusqu’à 2030-2040, les recettes pétrolières continueront à payer la facture alimentaire. Au-delà, le futur alimentaire parait incertain. Les problématiques de diversification des ressources substituables aux hydrocarbures deviennent de plus urgentes à développer. En effet, si des solutions alternatives fondées sur la création de valeur ajoutée, sur l'amélioration des productions et sur la création de services exportables ne sont pas mises en œuvre, il est probable que la prochaine crise alimentaire mette à nu la vulnérabilité du pays en la matière avec une acuité dont les effets sociaux peuvent être terribles. Le passage d’importateur agroalimentaire à celui d’acteur dans les échanges internationaux est un long et difficile chemin. Il est la somme de tous les efforts de développement d'un pays. La sécurité alimentaire, estime un chercheur « relève de presque tous les secteurs qui influent, chacun de sa manière, sur les facteurs qui la déterminent. Ceux-ci vont de l’idée même de la sécurité alimentaire aux modèles de consommation, en passant par la gestion des ressources rares (eau, terre, espaces), le changement climatique, la régulation du marché agricole national, le développement des filières agroalimentaires, le marché mondial et la volatilité des prix des produits alimentaires, soit au développement durable dans son ensemble ».
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La Fourchette en colère
jeudi 25 août 2011
Nécessité impérieuse de construire la sécurité alimentaire de l'Algérie
24-08-2011
Les aléas des changements climatiques et de la mondialisation renforcent plus que jamais le besoin de construction de la sécurité alimentaire nationale, a affirmé, lundi dernier à Alger, le directeur général de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), Fouad Chehat. «Les risques liés aux changements climatiques ainsi qu’à la globalisation rendent le besoin de construire une sécurité alimentaire nationale fondée sur l’augmentation continue de la production agricole locale plus que jamais nécessaire», a-t-il déclaré au forum du centre de presse Algeria-Invest.M. Chehat a indiqué, à ce titre, que la crise alimentaire mondiale de 2007-2008 a mis en évidence la vulnérabilité de l’Algérie en matière de couverture des besoins alimentaires de base par la production nationale.
Cette crise, a-t-il ajouté, a mis également en évidence le poids financier «insupportable» des importations en temps de crise mondiale dont le coût est passé de 3 milliards de dollars en 2003 à plus de 8 milliards de dollars en 2008. Selon lui, pour la première fois depuis l’indépendance, la recherche de la souveraineté alimentaire est désormais considérée comme «un objectif stratégique pour la nation» d’où la définition d’une politique de renouveau agricole et rural. Il a souligné, à ce propos, que la nouvelle politique agricole et alimentaire est fondée sur l’intensification et la diversification des productions, le développement d’une capacité nationale de production d’intrants agricoles et sur la régulation des marchés agricoles et agroalimentaires locaux, y compris par des mécanismes de subvention afin d’«assurer pour tous un accès réel à une ration alimentaire suffisante et équilibrée».
Cette crise, a-t-il ajouté, a mis également en évidence le poids financier «insupportable» des importations en temps de crise mondiale dont le coût est passé de 3 milliards de dollars en 2003 à plus de 8 milliards de dollars en 2008. Selon lui, pour la première fois depuis l’indépendance, la recherche de la souveraineté alimentaire est désormais considérée comme «un objectif stratégique pour la nation» d’où la définition d’une politique de renouveau agricole et rural. Il a souligné, à ce propos, que la nouvelle politique agricole et alimentaire est fondée sur l’intensification et la diversification des productions, le développement d’une capacité nationale de production d’intrants agricoles et sur la régulation des marchés agricoles et agroalimentaires locaux, y compris par des mécanismes de subvention afin d’«assurer pour tous un accès réel à une ration alimentaire suffisante et équilibrée».
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http://www.latribune-online.com/suplements/environnement/56450.html
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La Fourchette en colère
samedi 13 août 2011
Pas de panier alimentaire familial pour les prisonniers condamnés à mort en Algérie
Alors que l’Algérie n’applique plus la peine capitale depuis 1993, des prisonniers condamnés à mort se voient toujours refuser l’aide alimentaire familiale.
Depuis 1993, date de la dernière condamnation à mort, la peine capitale ne signifie plus dans la pratique «exécution de la peine». Comme au Maroc en 1993, l’Algérie a décidé de ne plus appliquer la peine de mort après la mise en place d’un moratoire. En revanche, des peines de mort sont toujours prononcées par les juridictions algériennes. Dans son troisième rapport périodique de 2006 remis au Comité des droits de l’homme, l’Algérie a bien confirmé qu’aucune exécution n’avait été menée depuis 1993. D’après le rapport d’Amnesty International de 2009, l’Algérie a prononcé plus de 200 condamnations à mort en 2008, se plaçant ainsi à la quatrième position des pays qui ont recours le plus souvent à cette peine, derrière la Chine, l’Iran et le Pakistan.
Ici s’arrête la comparaison. Alors que dans les rendus de jugement, la justice marocaine a de moins en moins recours à cette peine, l’Algérie n’a de cesse de l’utiliser. Le 12 janvier 2009, lors d’une conférence organisée à Alger par la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), plusieurs personnalités politiques et religieuses, dont le ministre des Affaires religieuses et du Waqf (MARW) ainsi que le Haut-Conseil islamique (HCI), s’étaient prononcées contre l’abolition de la peine de mort. Youcef Belmahdi, représentant du MARW, considérait à l’époque qu’«il (n’était) pas dans l’intérêt de l’humanité d’abolir la peine capitale», estimant que les abolitionnistes avaient tendance à privilégier les droits des prisonniers au détriment de ceux de la famille et de la victime.
Atteinte à la présomption d’innocence
Les familles de détenus ont normalement le droit d’apporter un panier de nourriture aux prisonniers, tous les quinze jours et une fois par semaine pendant le mois de Ramadhan, seule évasion gustative face à la nourriture carcérale pour améliorer leur ordinaire. Les condamnés à mort, même malades, sont alors tenus de se satisfaire de la nourriture carcérale. L’Algérie fait aujourd’hui partie des nombreux pays qui, en pratique, n’appliquent plus la peine de mort, mais continuent de traiter les condamnés à mort comme s’ils allaient être exécutés. Une réglementation de la direction générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion (DGAPR) interdit depuis 1991 le panier alimentaire aux détenus condamnés à mort, sans réelle raison, sans aucune base législative, instituant ainsi une discrimination entre prisonniers condamnés à la peine capitale et ceux purgeant une peine «normale». Joint à plusieurs reprises par téléphone, le directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion (DGAPR) n’a pas donné suite à nos demandes. Si la peine de mort n’est plus appliquée, on est en droit de se demander quelle est la pertinence de cette interdiction, si ce n’est leur rappeler leur triste statut. Pire, les condamnés à mort, qui ont engagé des pourvois en cassation, dont la peine n’est pas définitive, n’ont pas le droit au panier familial, ce qui constitue une grave atteinte à la présomption d’innocence.
Dans un pays où l’aide alimentaire en milieu carcéral est plus qu’une obole, plusieurs dizaines de prisonniers n’ont pas le droit à cette aide. Pire encore, les condamnés à mort, dont la Cour suprême a cassé le jugement, sont également privés de panier. Alors que dans la loi, rien ne mentionne l’interdiction faite à ces prisonniers de bénéficier d’un couffin. Ainsi, deux détenues condamnées à mort, Wassila et Farida, ne sont pas autorisées à recevoir cette aide alimentaire, alors qu’elles ont engagé un pourvoi en cassation auprès de la Cour suprême. La famille de Wassila, après un recours auprès du ministère de la Justice, n’a pu bénéficier de ce panier qui lui était accordé avant octobre 2010, alors que Wassila est très malade. Une des sœurs des condamnées précise : «Lorsque nous nous sommes vu refuser l’envoi d’un panier pour notre sœur, nous avons déposé un recours auprès du ministère de la Justice. Ma sœur n’a même pas droit à ce panier, alors que nous avons fait appel de sa condamnation et nous attendons une réponse de la Cour suprême. Ce qui est révulsant, c’est aussi le caractère discrétionnaire de l’application de cette règle absurde : nous savons que d’autres détenues, une condamnée à mort en l’occurrence, bénéficie normalement de ce panier alimentaire de la part de sa famille. Le ministère de la Justice s’est ensuite adressé à l’administration pénitentiaire qui nous a confirmé cette interdiction.»
Kamel Boudjemil
Source: http://www.elwatan.com/weekend/aujourdhui/pas-de-panier-alimentaire-familial-pour-les-prisonniers-condamnes-a-mort-12-08-2011-135890_234.php
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La Fourchette en colère
jeudi 4 août 2011
Alger veut éteindre la contestation avec des céréales
| 04 August 2011, Thursday / AMAL BELALLOUFI, ALGER | |||||
| Pour éviter que les mécontentements sociaux s’amplifient, Alger a décidé d’importer massivement des céréales pour éviter une hausse du prix du pain. « Une décision politique » explique l’économiste Abderrahmane Mebtoul qui pointe du doigt l’absence de planification agricole en Algérie. La montée de la grogne sociale depuis janvier et la crainte de pénuries alimentaires ont poussé l’Algérie à multiplier ses importations de céréales avant août, pour éviter la traditionnelle flambée des prix à l’heure du ramadan. Le 25 juillet, le Centre national de l’informatique et des statistiques des douanes (Cnis) annonçait une hausse de 59 % de la facture alimentaire au premier semestre 2011 : 4,83 milliards de dollars contre 3,02 pour la même période de 2010. Les importations massives de céréales, semoules et farines sont passées de 1,02 milliard de dollars au 1er semestre 2010 à 2,04 milliards durant la même période en 2011, soit une progression de plus de 99 %. La première raison à ces décisions « est d’ordre politique », explique l’économiste Abderrahmane Mebtoul. « Face à ce qui se passe dans le monde arabe, le gouvernement algérien veut éviter les tensions sur le pain et les produits alimentaires », poursuit l’expert, en se référant aux révolutions et soulèvements enregistrés en Tunisie, Egypte, Jordanie, Syrie et au Yémen. |
Lire la suite: http://fr.zaman.com.tr/fr/newsDetail_getNewsById.action?newsId=5381
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