Affichage des articles dont le libellé est Spéculation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Spéculation. Afficher tous les articles

lundi 9 avril 2012

mardi 3 janvier 2012

Les prix alimentaires vont rester volatils, selon la FAO

Le nouveau directeur général de l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), José Graziano da Silva, a estimé mardi que les prix des produits alimentaires allaient rester volatils dans un proche avenir.


"Nous nous attendons à ce que les prix n'augmentent pas mais ne baissent pas non plus rapidement, il y aura des réductions de prix mais ça ne sera pas une chute drastique, la volatilité va rester", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse.
FAIBLES STOCKS ALIMENTAIRES
"Les faibles stocks alimentaires créent les conditions pour la spéculation" sur les prix des produits alimentaires, a estimé le nouveau patron de la FAO, plaidant pour un renforcement de la production agricole et une augmentation des stocks.
Lors de la publication de son indice sur les prix alimentaires en novembre dernier, la FAO avait déjà rappelé que la volatilité sur les marchés nuisait à la sécurité alimentaire mondiale. L'agence avait alors prévu un maintien des prix à un niveau élevé en 2012 et souligné que le coût de la nourriture avait augmenté de plus d'un tiers au cours de l'année passée dans les pays les plus pauvres.
La France fait pression pour parvenir à davantage de transparence sur les marchés des produits alimentaires. Les prix alimentaires élevés sont considérés comme l'un des facteurs ayant déclenché la famine en Somalie et le Printemps arabe.

mardi 27 septembre 2011

La nouvelle richesse : les terres, les céréales, l'éthanol

Voyons la question à l'échelle mondiale.

Dans une université à São Paulo, un professeur d´économie déclara à ses étudiants médusés que l´agriculture était la profession de l´avenir. A-t-il raison ? En France, on le sait, les agriculteurs ont du mal à survivre en raison des coûts trop élevés, d'où l'incapacité de compétrir avec les importations. La solution : les subsides.
D´un autre côté, le Brésil qui exporta 2,9 milliards de dollars de céréales en 1992 en exporta plus de 17 milliards en 2010 ! La raison est simple. Le Brésil est un pays immense (8 547 000 km◊) et qui a encore plus de 100 millions d´hectares de terres cultivables non utilisées.
En plus, le Brésil bénéficie d´un marché "bullish" et de prix jamais vus. Au Brésil, les agriculteurs gagnent énormément d´argent. Ce sont d´ailleurs les exportations de céréales qui permettent au Brésil d´avoir un "supéravit" dans leur balance commerciale, de l´ordre de 20 milliards de dollars tous les ans.
En plus, des pays africains offrent des terres à vendre soit en location à des prix minimes. Les Brésiliens sont preneurs. Et la France ?  La France, je le rappelle a 83 000 km◊ de terres cultivables en Guyane, dont elle ne fait rien.
On me rétorquera évidemment que la France est un petit pays sans grandes surfaces. C´est un fait. Mais qu'est-ce qui empêche les agriculteurs français d´acheter des terres au Congo ou au Mozambique ou tout simplement de défricher une partie de la Guyane et d'y planter du soja. On me dira probablement aussi que les grands propriétaires assimileront vite les petits.
Erreur !Je connais personnellement des coopératives au Brésil qui vont fort bien et ceci depuis les années 60. Elles ont été dans la majorité créées par des descendants d´Allemands ou de Japonais. La formule de la coopérative n´est pas neuve et elle est efficace. Administration unique, commercialisation centralisée, stockage idem.
Les gens travaillent dur et ne connaissent pas nécessairement encore... le luxe, mais les comptes en banque des coopératives sont élevés. En plus, elles n´ont aucune difficulté à trouver des financements pour l´époque de la plantation et même pour l´entre récolte. Ceci leur permet de stocker et de ne vendre que lorsque les conditions du marché leur conviennent.Personne au Brésil n´est "esclave" des grands traders comme Dreyfuss, Bunge, Cargill ou Continental Grain.
La terre est certainement donc la grande "nouvelle richesse". Or, il convient de se rappeler que nous sommes actuellement 7 milliards d´êtres humains et que selon les prévisions nous serons 8 milliards dans 20 ans et 10,5 milliards entre les années 2045 et 2050. Donc, la demande est là et ne risque pas de tomber. Le risque dans l´agriculture est de ne pas avoir une bonne récolte ! Le risque de ne pas trouver acheteur n´existe pas.
Unique inconvénient : il y a énormément de spéculation sur les "commodities". Pour les grands traders qui "hedgent",ceci n´est pas un problème majeur, mais il peut l´être pour un agriculteur qui sera obligé de jouer le marché.
De toute façon, si nous pensons au soja et à ses dérivés, au maïs et à la canne à sucre d´où on retire l´éthanol, on conclut facilement que "the sky is the limit" pour qui veut planter. D´accord, c´est l´évidence, il faut des terres et les pays européens seraient sages d´en acheter tant qu´il y en a à vendre.

lundi 26 septembre 2011

Conspiration alimentaire

1 milliard de personnes souffrent de sous-nutrition dans le monde à cause de la spéculation sur les aliments de première nécessité. Combien demain ? Pendant ce temps, l’oligarchie prévoyante verrouille ses réserves alimentaires.

La croissance de la population fait peur aux plus nantis
Quand les maîtres du monde veulent faire dans l’écologie urgentiste et jouer les survivalistes, ils y mettent le prix. Sur l'île du Spitzberg, dans l'archipel du Svalbard, à 1.000 kilomètres du pôle Nord, un coffre-fort abrite plus de 600.000 variétés de graines et de semences. À terme, 4,5 millions d'échantillons pourraient être entreposés dans cette arche de Noé du troisième millénaire, vrai méga grenier de nos agro et écosystèmes en silos bunkérisés. Sans compter les graines sauvages, on évalue à 1,5 million les variétés différentes de graines de culture agricole existant de par le monde. Les premières semences sont parties du port de Lagos (Nigeria) : 7 000 variétés de niébé, maïs, soja et pois de terre, soit 330 kilos répartis dans 21 caisses, qui sont les premières stockées dans le blockhaus au jour de l'inauguration du 26 février 2008.
Le Svalbard Global Seed Vault (littéralement Chambre forte mondiale de graines du Svalbard), est financé par diverses fondations dont celles de Bill et Melinda Gates, de Rockefeller et du semencier transnational Syngenta. Divers pays capitalistes ont complété la mise.
Cette parodie du hamster, revue et corrigée à hauteur d’une pathétique bunkérisation humaine, est constituée en l’hypothèse tangible d’une crise alimentaire. Le projet date déjà de 1980 et la FAO l’intégra en 2001 dans le cadre du traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture. Cette formidable banque mondiale de graines congelées transmettra donc la diversité agricole aux survivants élus des décennies à venir. Faudra-t-il encore qu’ils disposent de terres fertiles et du savoir-faire paysan ! Sous couvert de parer à une crise mondiale, une telle initiative est honteusement élitiste et à l’usage des seuls futurs rescapés les plus riches et qui, dès maintenant, rêvent idéalement de reconstruire un monde au-delà d’un effondrement dont ils auront été les premiers artisans. Si du bon peuple émergent des miraculés de l’an 2100, ils n’auront même pas droit à de mauvaises graines ensilées par Monsanto. N’est pas poulet de grain qui veut.
Le Svalbard Global Seed Vault :


Pendant que les simplets se reproduisent… : http://www.letransmuteur.net/l-arche-de-noe-vegetale-en-arctique/

Une catastrophe alimentaire menace l'Europe

Un des fondements de l'Europe, c'est la solidarité entre ses membres. La valse des milliards nous donne le tournis quand il s'agit des États en faillite et des banques à découvert. Mais quand la machine s'emballe pour corriger le plan de table des plus pauvres d'entre nous, le parfum du scandale de la faim donne carrément la nausée. L'Europe se prépare en effet à mettre les pauvres au régime. Une crise humanitaire menace 80 millions de personnes dans le besoin alimentaire dans les 27 pays européens (1).

Pour comprendre ce qui se joue en ce moment, il faut remonter vingt-cinq ans en arrière quand Coluche obtient de taper dans les stocks européens pour les mettre sur la table des Restos du coeur. À l'époque, il coûte moins cher de se débarrasser de la surproduction agricole plutôt que d'entretenir les stocks dont on ne sait que faire. Mais, pour une fois, le cynisme du réalisme a du bon. Peu importe le sac, pourvu qu'on ait du grain. Ainsi naît le Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD). Il pèse aujourd'hui 23 % des approvisionnements des Restos du coeur, 35 % de la distribution des Banques alimentaires et 50 % des rations du Secours populaire. C'est ce programme qui est aujourd'hui condamné à mort.
Pourquoi ? Aujourd'hui, les stocks sont vides. La hausse vertigineuse des prix des matières premières a mis le feu aux greniers. Rajoutez un zeste de spéculation et une bonne dose d'effet pervers des biocarburants et voilà notre belle Europe face à des frigos déserts. Pour tenir le rythme de son aide alimentaire, il lui faudrait acheter la farine et le lait sur les marchés, aux prix de ces marchés où la charité n'est pas une valeur prise en compte dans le calcul des traders. Dans ces conditions, certains pays comme notre voisine l'Allemagne ne sont pas d'accord avec la poursuite de l'aide alimentaire. Avec elle, une poignée d'États ont porté l'affaire devant la Cour de justice qui leur a donné raison et a précisé les conditions de la générosité : écouler les stocks, oui. Mais il n'y en a plus ! Acheter sur le marché, non. Concrètement, l'aide alimentaire serait divisée par cinq en passant de 500 à 113 millions d'euros ! Dès l'an prochain. Et voilà une nouvelle raison de s'indigner ! Quand une loi est mauvaise, il faut changer la loi. Le défi européen est de sauver son honneur en adaptant son programme d'aide alimentaire et en disant que ce n'est pas au plus faible d'entre les siens de payer le prix de la crise. C'est tout l'honneur de l'Europe de montrer que la raison du plus fort n'est pas la meilleure.
Pour l'heure, l'intransigeance tient la corde. Les ministres européens de l'Agriculture n'ont pas trouvé de solution cette semaine et se sont donné un nouveau rendez-vous le 20 octobre. Il faut croire que, d'ici là, la dignité l'aura emporté sur l'égoïsme.
(1) : Source : FAO (organisation des nations unies pour l'agriculture)
Hervé Bertho

mercredi 3 août 2011

Spéculation sur le blé à son paroxysme chez nos voisins britanniques...


Spéculation sur le blé.

Des traders britanniques ont en effet rapporté au Bureau of Investigate Journalism qu’une entreprise, propriété de Cargill et ABF, avait tenté de manipuler le marché du blé. Encore de la spéculation, rien de bien étonnant par les temps qui courrent pensez vous. Toutefois les manœuvres de Frontier Agriculture sur le marché du blé fourrager sont assez inquiétantes.

Cette dernière n’a rien trouvé de mieux que d’acheter tout le blé disponible sur le marché. Elle a ainsi acheté tous les contrats à terme du mois de mai sur le London International Financial Futures and Options Exchange (Liffe), le marché à terme britannique. Cela a, de suite, été considéré comme une tentative de manipulation du marché de la part de Frontier Agriculture, ce que cette dernière nie en bloc.

Ainsi elle a acheté près de 225 000 tonnes de blé fourrager pour un montant de près de 46 millions d’euros. Le prix du blé étant extrêmement volatile avec notamment une augmentation de 70% l’année précédente, de nombreuses inquiétudes sont apparues suite à ces manoeuvres. De plus, le prix du blé fourrager a un impact sur les cours du blé alimentaire utilisé pour le pain par exemple. C’est pourquoi nombre d’acteurs de ces marchés souhaitent une plus grande régulation. 

Amy Horton qui fait partie du World Development Movement déclare ainsi à FoodNavigator.com : «  Le fait qu’une seule société puisse acheter un mois entier de récolte anglaise montre que le marché a besoin d’être régulé pour arrêter la domination d’une seule entreprise entrainant une augmentation des prix et  des profiteurs ». A cela elle ajoute que « une régulation est aussi nécessaire pour limiter l’accès aux spéculateurs qui ne sont pas du tout impliqués dans les échanges. Au lieu d’échanger des informations de base sur l’offre et la demande, ils préfèrent se suivre les uns les autres créant une bulle spéculative. »

Les achats réalisés par Frontier Agriculture ont bien entendu entrainé une augmentation quasiment jamais vue sur les contrats de mai. Toutefois d’autres facteurs entrent en jeu, comme un surplus de pluie pendant les moissons en Europe qui menacent de diminuer la qualité du blé et la levée du blocus russe sur les exportations de blé.

Frontier Agriculture est une société possédée par Cargill et ABF et qui possède un chiffre d’affaires de 860 M€.

Source:

dimanche 17 juillet 2011

LIBÉRER L’AGRICULTURE DU CAPITALISME, C’EST URGENT  !

Lu sur le site du NPA:
2-agriculture.jpg
Depuis quelques années, la production agricole et alimentaire devient une question politique majeure. Les crises sanitaires, environnementales et sociales se multiplient au Nord comme au Sud, illustrant les conséquences des politiques capitalistes conduites en matière agricole. En même temps, des alternatives au productivisme s’enracinent en prouvant de manière concrète qu’il est possible de cultiver autrement. Ce dossier essaie de donner des explications de fond ainsi que des réponses à l’actualité récente.
Lire la suite du dossier:

http://www.npa2009.org/content/libérer-l’agriculture-du-capitalisme-c’est-urgent-  

lundi 4 juillet 2011

La Banque centrale européenne est-elle passée sous la coupe de Wall Street ?

Par Agnès Rousseaux (30 juin 2011)
Mario Draghi, l’actuel gouverneur de la Banque centrale d’Italie, prendra la tête de la Banque centrale européenne à l’automne. Celui qui présidera aux destinées monétaires de la zone euro a travaillé pour l’une des plus puissantes banques du monde : Goldman Sachs. On la retrouve dans les récentes juteuses magouilles financières : crise des subprimes, spéculation sur les denrées alimentaires, manipulation des comptes de l’État grec… Plusieurs parlementaires européens s’inquiètent.


La suite sur:
http://www.centpapiers.com/la-banque-centrale-europeenne-est-elle-passee-sous-la-coupe-de-wall-street/75408/comment-page-1