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mercredi 14 décembre 2011

Des systèmes alimentaires durables, enjeu crucial pour l'avenir

Une étude menée par l'Inra et le Cirad dresse un état des lieux 
des déterminants majeurs qui ont présidé aux évolutions 
passées des systèmes alimentaires et identifie les points 
critiques des filières, en soulignant leur nécessaire réorientation.

dimanche 18 septembre 2011

500 bouteilles de Bordeaux bio vendus en soutien aux faucheurs OGM de Colmar

Plus de 500 bouteilles de vin de Bordeaux bio vont être vendues pour soutenir les 62 faucheurs qui seront jugés fin septembre à Colmar pour l'arrachage, en août 2010, de plans de vignes OGM à l'INRA de cette ville, a-t-on appris samedi auprès du collectif des faucheurs de Gironde.
Les bouteilles, offertes par des producteurs bio de Gironde, partiront dimanche en fin de soirée de Bordeaux à bord d'un voilier qui ralliera la Bretagne, l'initiative émanant de collectifs anti-OGM bretons, a expliqué à l'AFP Jacky Berrahil, du collectif anti-OGM de Gironde. 



Le vin sera ensuite vendu à des associations bretonnes et la recette servira à soutenir les faucheurs qui comparaîtront du 28 au 30 septembre devant le tribunal correctionnel de Colmar, a poursuivi M. Berrahil, qui avait participé à la destruction des plants et figurera parmi les prévenus.
Cette vente marque "le soutien" de viticulteurs "qui dénoncent eux aussi l'utilisation des OGM" dans l'agriculture, a-t-il souligné.


Le 15 août 2010, 62 faucheurs anti-OGM avaient arraché des plants de vignes, cultivés à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) de Colmar dans le cadre d'une expérience sur le court-noué, une maladie de la vigne.
Le 17 janvier, la cour d'appel de Colmar a condamné un militant anti-OGM à un mois de prison avec sursis et plus de 50.000 euros de dommages-intérêts pour avoir saccagé 70 plants de vigne en septembre 2009, déjà à l'INRA de Colmar.


Source: http://www.leparisien.fr/bordeaux-33000/500-bouteilles-de-bordeaux-bio-vendus-en-soutien-aux-faucheurs-ogm-de-colmar-17-09-2011-1612894.php

mardi 9 août 2011

270.000 fermiers bio se lèvent contre Monsanto

Près de 300 000 agriculteurs biologiques ont porté plainte contre le « géant » agricole Monsanto qui a, ces dernières années, écrasé méthodiquement l’agriculture bio indépendante.

Le 30 mars, l'équivalent de 270.000 plaignants ont intenté un procédure judiciaire pour tenter de garder une part du marché mondial à l'alimentation bio indépendante. La plainte provient de près de 60 fermes familiales, d'entreprises semencières et d'organisations agricoles biologiques.
Ce collectif mené par OSGATA - Organic Seed Growers et Trade Association - enjoint Monsanto de ne pas contaminer les exploitations par les OGM de colza Genuity® et Roundup Ready®. Ces agriculteurs bio disent que leurs cultures de maïs, coton, betteraves à sucre ainsi que d'autres ont été contaminées par les OGM Monsanto, et que même si la contamination fut largement naturelle et involontaire, Monsanto persiste à poursuivre des centaines d'agriculteurs pour violation de brevet.
Il ne s'agit plus seulement pour ces agriculteurs de préserver le bio mais aussi la survie de leurs exploitations biologiques indépendantes contre lesquelles Monsanto mènent un harcèlement juridique continu.
Ces dernières années, Monsanto a racheté plus de 20 des plus gros producteurs et vendeurs de semences du pays, et The Street rapporte la mise en place d'une politique forçant leurs clients à utiliser les semences issues de leur bioingénierie et les obligeant à les racheter chaque année sous peine d'être mis sur liste noire et exclus à jamais du marché.
La Commission Securities and Exchange a enquêté l'an passé sur Monsanto sur "les programmes de motivation client", et le ministère de la Justice a décelé une violation probable de la loi antitrust suite à la mise de clients en liste noire depuis 2009.
La politique de rachat de certains de ses concurrents et les poursuites judiciaires menés sur les autres ont permis a Monsanto, l'an passé, d'accroître ses bénéfices de 77 % pour atteindre 490 millions d'euros.
La plainte déposée par les "270.000" sera examinée par le juge fédéral Naomi Buchwald de la cour de Manhattan.
Dan Ravicher, président de la Public Patent Foundation (PUBPAT), Fondation pour les licences libres, a déclaré dans un communiqué que l'affaire se résumerait à Monsanto a-t-il le droit de poursuivre les agriculteurs biologiques pour violation de brevet quand les graines ou pollen OGM Monsanto atterrissent sur leurs propriétés.
“Il parait assez "tordu" qu'un fermier bio contaminé par les semences OGM puisse être attaqué pour violation de brevet, mais le volume des plaintes déposés par Monsanto et les poursuites engagées contre des fermiers par centaines pour violation de brevet, que nous avons du réagir pour protéger l'intérêt de nos membres.”
La PUBAT a ainsi déposé la plainte au nom des 270 000 plaignants. Cette fondation sans but lucratif, qui propose des services juridiques, relève de l'École de droit Benjamin N. Cardozo.
NDT : On peut regretter que ce type de plainte regroupant plusieurs plaignants et appelée "class-action" soit actuellement impossible sous cette forme en France.

Article initial : RT - Organic farmers sue Monsanto du 28 juillet 2011 et traduction originelle pourlibertero par l’auteur.

Source:
http://www.libertero.net/270-000-fermiers-bio-se-levent-contre-monsanto/