Affichage des articles dont le libellé est Racisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Racisme. Afficher tous les articles

vendredi 13 janvier 2012

Jusqu’où peut aller la sécurité nationale?

COMMUNIQUE DE PRESSE
Tours, le 12 Janvier 2012

L’Union européenne les invite en Espagne, la police les séquestre trois jours et les renvoie au Kenya.
Jusqu’où peut aller la sécurité nationale?

 

Deux producteurs kenyans, Ambrose Kakuko et Grace Kapserum, ont été arrêtés vendredi 16 décembre à l’aube à l’aéroport Charles de Gaulle de Paris par la police aux frontières puis détenus dans un centre pour immigrés jusqu’au dimanche 18 dans l’après-midi et finalement renvoyés dans leur pays. Les deux membres de la Sentinelle Slow Food du yaourt des Pokot à la cendreétaient en correspondance à Paris entre Nairobi, au Kenya, et Bilbao, en Espagne. Ils étaient en possession de passeports, de visas en règle et de documents qui attestaient qu’ils avaient été invités par la Ville de Bilbao et par Slow Food International et que les dépenses relatives à leur voyage et à leur séjour étaient entièrement prises en compte.
MM. Kakuko et Kapserum auraient dû prendre part à AlGusto, une manifestation gastronomique qui représentait l’un des quatre événements prévus dans le cadre du projet 4Cities4Dev, financé par l’Union européenne. La Ville de Bilbao est en effet l’un des partenaires du projet aux côtés de la Ville de Turin en qualité de partenaire principal, de Slow Food ainsi que des villes de Tours (France) et Riga (Lettonie).
Les quatre villes, en adoptant les communautés de la nourriture d’Afrique transsaharienne par le biais d’organismes consacrés à la coopération, sensibilisent les citoyens européens sur la consommation responsable et sur les conséquences de leur comportement alimentaire.
« Il est honteux que deux personnes engagées activement dans leur pays, qui jouent un rôle direct de sauvegarde de la biodiversité et des traditions alimentaires locales, soient arbitrairement arrêtées et, de fait, séquestrées. Grace Kapserum quittait son pays pour la première fois de sa vie, et tous deux étaient enthousiastes à l’idée de participer à une manifestation consacrée au partage d’expériences et à l’échange de cultures. Au lieu de ça, ils ont été brutalement confrontés à la fermeture d’esprit, à l’intolérance et aux préjugés. » a déclaré Carlo Petrini, président international de Slow Food.
« Il est également paradoxal que l’Union européenne voie réduits à néant des efforts et des ressources destinés à renforcer la coopération internationale à cause de l’attitude intransigeante de fonctionnaires, dont le zèle dans l’application des lois risque de s’apparenter à une véritable discrimination raciale. »
POUR EN SAVOIR PLUS SUR LA SENTINELLE SLOW FOOD DU YAOURT DES POKOT A LA CENDRE ET SOUTENIR LE PROJET, VOUS POUVEZ:

DECOUVRIR LA SENTINELLE
VISIONNER UNE VIDEO DEDIEE A CE PROJET

Contact presse: 
Lucia Penazzi, 
lucia@slowfood.fr

vendredi 16 septembre 2011

Grève de la faim dans le centre de rétention de Lincolnshire (GB).

Failed asylum seekers at a Lincolnshire immigration centre say they have begun a hunger strike.
Police said they were monitoring the situation at the former women's prison, Morton Hall near Lincoln.
The UK Border Agency said a sit-down protest, involving around 18 Afghan nationals, started at about 09:00 BST.
Protester Mohammad Nadi Mengal said the men had gone on hunger strike because they did not want to be sent back to Afghanistan.
'No food, no water'
"We left Afghanistan about eight year ago, nine year ago, 10 year ago. Our country is not safe," he said.
"No food, no water, we've been sitting down here since last night. We don't want to eat the food or anything, we just sit here."
The UK Border Agency said officials would be talking to the men.
Alan Kittle, the agency's director of detention services, said: "We are aware of a peaceful protest at Morton Hall immigration removal centre involving Afghan detainees.
"The UK Border Agency only ever returns those who both the agency and the courts are satisfied do not need our protection and refuse to leave voluntarily."

More on This Story


Source: http://www.bbc.co.uk/news/uk-england-lincolnshire-14946764

mardi 13 septembre 2011

La mairie de Castanet Tolosan supprime les menus sans porc et végétarien

Les parents d’élèves de Castanet Tolosan dénoncent la suppression par la ville sur les repas sans porc ou végétarien. Le maire justifie sa décision au nom du principe de laïcité.

Sur les 900 repas servis quotidiennement dans les cantines de Castanet Tolosan, 99 étaient spécifiques dont 42 sans porc et 57 sans viande.
Depuis lundi plus aucun repas sans porc ou végétarien n’est servi dans les cantines des écoles de Castanet-Tolosan. Une "décision politique" prise par le maire Arnaud Lafon (Modem) qui s’appuie sur à l’article 1er de la constitution pour justifier sa décision. Et dit avoir muri sa réflexion à la lecture d’une "circulaire du ministère de l’intérieur en date du 28 août sur les principes de laïcité et de distribution de repas".

"Aujourd’hui on se pose la question pour savoir si la viande est hallal ou pas, mais demain on va s’interroger sur la présence de porc dans une gélatine ou savoir si les repas ont été préparés par un non musulman ", ajoute l’élu.
Du côté des parents d’élèves, la décision suscite colère et indignation. "On dresse les gens les uns contre les autres", dénonce la FCPE tandis que les parents stigmatisent une situation aberrante.

"Une forme de discrimination"
"Aujourd’hui on sert systématiquement de la viande même quand c’est du porc, c’est difficile pour les plus petits de faire la différence avec les autres viandes", regrette Nadia, une maman, installée hier midi avec d’autres parents et une quarantaine d’enfants devant la mairie de Castanet pour un pique-nique de protestation. "Jusqu’à présent on payait la cantine alors que nos enfants ne mangeaient pas de porc et n’avaient pas d’aliment de substitution, témoigne Indou une autre maman. Cette décision est une forme de discrimination".
Sentiment confirmé par l’organisation "SOS Racisme" qui dénonce les critères de "laïcité" et de "service public" avancés par Arnaud Lafon. "D’autant que la suppression de ces repas sans porc ou végétarien va à l’encontre de la convention signée entre les parents et la mairie", précise Manon Sore, secrétaire du comité de SOS Racisme de Haute-Garonne. Le conseil municipal doit statuer sur l’instauration du menu unique le 23 septembre.
Source: http://www.metrofrance.com/toulouse/la-mairie-de-castanet-tolosan-supprime-les-menus-sans-porc-et-vegetarien/mkim!puE25526xxDN6/ 

mercredi 31 août 2011

L'Afrique du Sud remet en chantier sa politique de redistribution des terres

L'Afrique du Sud a remis en chantier mercredi la question ultra-sensible de la redistribution des terres dont la majorité noire a été dépossédée il y a près de 100 ans.
Le gouvernement, pour qui cette réforme est une priorité depuis l'accession de Jacob Zuma à la présidence en 2009, a évoqué des limites à la propriété étrangère, tout en appelant sa base à la "patience".
Maintes fois promise et reportée, elle vise à résorber les inégalités héritées du Natives Land Act de 1913 qui avait confiné les Noirs sur 7% du territoire, les poussant à devenir ouvriers agricoles, mineurs ou travailleurs migrants.
En même temps, a souligné le ministère du Développement rural et de la Réforme agraire dans un communiqué, "comment rompre rapidement et radicalement avec le passé sans perturber significativement la production agricole et la sécurité alimentaire ?"
"Personne dans le monde n'a de solution magique pour résoudre ces questions foncières post-coloniales", a déclaré pour sa part lors d'un point presse au Cap le ministre en charge du dossier, Gugile Kwinti, en ouvrant une période de consultations de deux mois.
"Dans notre pays, nous voulions résoudre le problème hier, ce n'est pas possible sur un sujet aussi sensible. Cela va prendre encore un peu de temps et demander de la patience", a-t-il ajouté. "Nous n'avons pas de réponse toute faite".
Depuis la fin de l'apartheid en 1994, seuls 5% des terres environ ont changé de main. A l'époque, la minorité blanche détenait 87% des terres.
L'échec est d'autant plus cuisant que là où il y a de nouveaux propriétaires noirs, ceux-ci, faute de capital, peinent à se maintenir à flot, et seules 10% des fermes transférées sont productives.
Dans son Livre vert, le gouvernement propose de privilégier la location de terres privées ou publiques, de placer des pâtures communales sous l'autorité de chefs traditionnels, mais aussi de limiter en taille les propriétés privées, et pour les étrangers, d'assortir le droit de propriété à des conditions et à des obligations.
Les détails n'ont pas été donnés, le ministre affirmant vouloir "garder le contrôle du patrimoine national que constitue la terre" et s'inspirer de ce qui se fait "partout ailleurs", sans préciser où.
Au Zimbabwe voisin, une réforme foncière menée dans la violence en 2000 a entraîné un effondrement de la production et des pénuries.
Une chose est sûre. L'objectif pour 2014 était de "redistribuer 30% des terres arables, 82 millions d'hectares en Afrique du Sud, détenues par des exploitants agricoles blancs à des aspirants fermiers noirs", a rappelé à l'AFP M. Nkwinti.
Mais l'Etat devrait sortir 40 milliards de rands (4 milliards d'euros) pour acheter ces terres et "je ne nous vois pas sortir cette somme (...)", a dit le ministre.
En 2010, un quart du budget destiné à l'acquisition de terres a servi à sauver des exploitations en perdition.
Le projet de réforme s'attaque également au problème du prix de rachat des terres aux fermiers blancs, dont certains, des exploitants expérimentés, n'hésitent pas à partir s'établir ailleurs sur le continent africain voire en Géorgie.
Les annonces ont été accueilli avec "inquiétude" par le syndicat des fermiers sud-africains AgriSA. "Par principe, nous sommes contre toute restriction à la propriété privée, simplement parce que c'est un non sens économique", a exposé à l'AFP une de leur juriste. "Je vois bien pourquoi c'est une option attirante pour le ministre et le gouvernement, mais ils n'en mesurent pas les conséquences possibles ni la complexité".
L'agriculture emploie 600.000 personnes en Afrique du Sud. La dépossession historique de la terre a rendu les Noirs dépendants du travail salarié, et est l'une des explications avancées au chômage élevé qui alimente la criminalité.
AFP

mercredi 6 juillet 2011

Humiliant, répugnant, insultant, scandaleux...

Lu dans L'hôtellerie-restauration:

Rotz Delicatessen lance le 'DSK'
mardi 5 juillet 2011 19:07




Un hot-dog pour le moins original : le 'DSK' au prix de 14.99 €.

Le restaurant Rotz Delicatessen, spécialiste de la cuisine New Yorkaise, vient d'imaginer un hot dog original : le DSK (Double Saucisse Kacher). Le DSK est servi avec ses petits oignons, une portion généreuse de frites, et du coleslaw. Pour son fondateurPhilippe Rottemberg : « Depuis que nous l’avons lancé il y a quelques jours et sans doute un peu grâce à l’actualité, le DSK a détrôné tous nos autres burgers, salades et plats. C’est notre plus gros succès depuis la création du restaurant ». Il est possible de le déguster jusqu’à fin août, au prix de 14.99 €.

Rotz Delicatessen
35 Avenue Charles de Gaulle
92200 Neuilly-sur-Seine
www.rotz.fr



vendredi 20 mai 2011

Communiqué

« Y’A BON BANANIA », un arrêt historique

— Mots-clés associés : 

Le MRAP et son avocat, Maître David M. Marty saluent l’arrêt courageux de la 3ème Chambre de la Cour d’appel de Versailles, rendu le 19 mai 2011, qui opposait notre mouvement et l’association le Collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais (CollectifDOM) à la société Nutrimaine. Cette décision de justice a infirmé le jugement très contestable du 22 janvier 2009 du Tribunal de grande instance de Nanterre et constate les manquements et la  violation du protocole d’accord signé le 6 janvier 2006.

La Cour d’appel en conclut « … que la SAS Nutrimaine devra faire cesser conformément aux dispositions du protocole, sous quelque forme et quelque soit le moyen, la fabrication et la commercialisation de toute illustration sur laquelle apparaîtrait la mention ‘y a bon’ seule ainsi que la mention ‘y’a bon’ accompagnée de la marque BANANIA et/ou un personnage de couleur noire, à peine passé le délai d’un mois à compter de la signification du présent arrêt, (ndlr : sous-peine) d’une astreinte de 20.000 euros par jour à compter de la notification valant mise en demeure de toute infraction constatée. »

Le MRAP rappelle que la mention « Y’A BON BANANIA » était utilisé par la société propriétaire de la marque depuis l’année 1914.

Le MRAP a considéré que la marque de « Y’ A BON BANANIA » participait à la structuration des stéréotypes et des clichés qui ont prospéré dans le contexte colonial français et qui humilient un groupe de personnes en raison de l’origine et était, tout simplement, raciste.

Paris, le 20 mai 2011.