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jeudi 5 avril 2012

La privatisation de l’eau, un crime contre la terre et l’humanité

Alors que s’achève le Forum alternatif mondial de l’eau à Marseille, la Via Campesina réaffirme le droit à l’eau. Pour ce mouvement international qui rassemble des millions de paysannes et de paysans, de petits producteurs, de sans-terre, de jeunes du monde rural, ou de travailleurs agricoles, l’eau est un bien commun au bénéfice de tous les être vivants. Il doit être soumis à une gestion publique, démocratique, locale et soutenable.







Nous, organisations paysannes de différents pays du monde, membres de la Via Campesina, nous sommes rencontrés du 12 au 17 mars 2012 à l’occasion du Forum alternatif mondial de l’eau à Marseille, en France. Des délégués venus, entre autres, de Turquie, du Brésil, du Mexique, du Mali, ont exprimé la détresse des « affectés » environnementaux et particulièrement ceux qui sont touchés par la construction des barrages, les gaz de schiste, les mines, l’accaparement, la marchandisation, la rareté de l’eau, les pollutions généralisées, les répressions et les meurtres envers les militants défenseurs de l’eau.

Nous revendiquons que le droit « de » et « à » l’eau soient respectés dans le cadre de la souveraineté alimentaire. Le droit « de » l’eau étant le respect permanent du cycle de l’eau dans son intégralité.

Nous affirmons que la privatisation et la marchandisation de l’eau et de tout autre bien commun (semences, terre, connaissances locales et traditionnelles, etc.) sont un crime contre la terre et l’humanité. Les grands projets de barrage et de centrales hydroélectriques emprisonnent et accaparent l’eau, ne tenant compte ni des besoins, ni des pratiques traditionnelles ni de l’opinion des communautés locales, et faisant fi de la préservation de l’écosystème.
Les crises de l’eau, de la biodiversité, les crises sociales, énergétiques et financières sont toutes liées et sont les conséquences du néolibéralisme et du modèle d’agriculture industrielle promu par les institutions financières internationales (Banque mondiale, Fond monétaire international, Organisation mondiale du commerce), les traités de libre-échange, le Conseil mondial de l’eau, les multinationales et la majorité des gouvernements.

L’économie verte est une fausse solution face au changement climatique et à la pénurie d’eau. La marchandisation de l’eau, du carbone, de la biodiversité, les OGM, les nanotechnologies, la géo-ingénierie [1] sont les nouveaux débouchés du néolibéralisme pour répondre aux crises. La fuite en avant continue alors que ces réponses technicistes et marchandes sont les principales responsables des chaos écologiques et sociaux que nous subissons.
Le modèle de production industrielle, les monocultures, l’agrochimie, ont pollué nos eaux, mis en péril notre santé. Nous défendons les pratiques agroécologiques et l’agriculture paysanne, qui mettent en pratique la souveraineté alimentaire et contribuent à la préservation et l’utilisation soutenable de l’eau.

L’eau est un bien commun au bénéfice de tous les être vivants et doit être soumise à une gestion publique, démocratique, locale et soutenable [2]. Les connaissances locales et traditionnelles de gestion de l’eau, qui protègent et considèrent l’écosystème dans sa globalité, existent depuis des millénaires. Elles ont fait preuve au fil du temps de leur efficacité. Les politiques publiques et les lois sur l’eau doivent reconnaître et respecter ces connaissances.

Pour la souveraineté alimentaire : stop à l’accaparement de l’eau !

La Via Campesina
Photo : source

lundi 26 mars 2012

Forum Alternatif Mondial de l’Eau 2012 - La Déclaration de Marseille

mercredi 21 mars 2012

"Nous nous engageons à des actions solidaires avec les droits humains des Palestiniens, y compris le droit à l’eau"
NB : cette déclaration a été signée par l’UJFP
20 Mars 2012

Palestine Occupée – Depuis des années, dans le cadre des contrôles du respect par Israël des traités relatifs aux droits de l’homme qu’il a ratifiés, le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies et d´autres organismes de l’ONU ont pris Israël en flagrant délit de violation du droit des Palestiniens à l’eau et à l’assainissement.


En 2010, l’Assemblée Générale des Nations Unies et le Conseil des Droits de l´Homme ont adopté des résolutions qui, ensemble, réaffirment que « les gouvernements sont responsables au premier chef de l’accès à tous les droits humains, y compris le droit à l’eau et à l’assainissement."


Pourtant, les violations par Israël du droit des Palestiniens à l’eau et à l’assainissement ne font qu’augmenter. Entre 2009 et 2011, Israël a démoli 57 citernes de récupération d’eau de pluie et 40 puits dont les Palestiniens dépendent pour leur subsistance. La destruction militaire des infrastructures palestiniennes d´adduction d’eau est à la fois une violation directe du droit de l´homme à l’eau et un crime de guerre selon la quatrième Convention de Genève.


La consommation moyenne en eau des ménages des Palestiniens connectés à l´eau courante est moins de la moitié de ce qui est recommandé quotidiennement par l’Organisation Mondiale de la Santé et 1/6e de la consommation moyenne des ménages israéliens. Certaines des familles les plus pauvres dépensent la moitié de leur revenu pour s’approvisionner en eau.


L’obstruction mise par Israël au développement de l’accès à l’eau et de l’assainissement pour les Palestiniens a empêché ces derniers de produire davantage d’eau, comme convenu dans le cadre du "processus de paix" des Accords d’Oslo. Cette obstruction a aussi contraint les Palestiniens à un état de dépendance qui les oblige à acheter de l’eau à la compagnie nationale israélienne des eaux Mekorot. Mekorot coupe régulièrement l´eau fournie aux communautés palestiniennes afin de maintenir un service ininterrompu aux colonies israéliennes en Cisjordanie.


Le Mur illégal d’Israël, qui passe par des terres reconnues internationalement comme palestiniennes, coupe les Palestiniens de zones qui pourraient fournir un complément annuel de 90 millions de mètres cubes — Il n’est que de comparer ce volume à la fourniture totale d’eau courante de la Cisjordanie, qui est juste de 180 millions de mètres cubes, y compris l’eau achetée à la compagnie nationale des eaux israélienne.


Le siège de Gaza empêche l’entrée des pièces de rechange, de matériaux et d’énergie nécessaires au fonctionnement quotidien des réseaux d’eau et d’eaux usées, et empêche le développement cruellement nécessaire de ces réseaux. Une mission d´enquête des Nations Unies sur le conflit de Gaza a révélé qu´Israël a intentionnellement pris pour cible et détruit des puits, canalisations, usines de traitement des eaux usées, réservoirs d’eau et la station d’alimentation principale. Plus de 90% de l’eau extraite à partir de puits municipaux dans la bande de Gaza est impropre à la consommation humaine. Depuis 2005, Israël a endommagé ou détruit plus de 300 puits dans une « zone tampon » imposée unilatéralement par Israël à l’intérieur de la Bande de Gaza. Selon la loi internationale sur l’eau, Gaza a droit à une part équitable et raisonnable de l’eau de l’aquifère côtier, y compris de ses portions situées à l’intérieur d’Israël.


Israël n´a commencé à permettre que récemment de nouveaux projets de traitement des eaux usées dans les Territoires Palestinien Occupés. Après des années de retard, et l’assassinat d’un travailleur en service, les projets dans la bande de Gaza sont actuellement mis en œuvre depuis qu’Israël a détecté des eaux usées non traitées ou partiellement traitées rejetées dans la mer de Gaza près de l’usine de dessalement d’Ashkelon (a 12,5 km, ou 7,8 miles, directement au nord de la Bande de Gaza). Quinze ans après Oslo, Israël entrave directement le développement des installations de traitement des eaux usées en Cisjordanie en utilisant des moyens d’abord bureaucratiques, puis militaires. Israël a payé un million de shekels à un entrepreneur, en admettant avoir commis une faute lorsque l’armée a arrêté un projet de traitement des eaux usées qui avait été préalablement autorisé. Les systèmes d’évacuation des eaux usées des quartiers où vivent des Palestiniens ayant la nationalité israélienne sont souvent défectueux, alors qu´ils paient des impôts égaux ou supérieurs à ceux d’autres citoyens israéliens. Un certain nombre de colonies israéliennes déversent leurs eaux usées non traitées, directement dans les villages palestiniens.


Le régime israélien de discrimination institutionnalisée des Palestiniens en Israël, en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza constitue un apartheid selon la Convention sur l’Elimination et la Répression du Crime d’Apartheid. Le Tribunal Russell sur la Palestine a conclu dans sa session la plus récente au Cap, en Afrique du Sud, que « la domination d’Israël sur le peuple palestinien, où qu’il réside, revient collectivement à un régime unique et intégré d’apartheid". Un récent rapport parlementaire français a condamné la politique israélienne de rétention d´eau aux Palestiniens et l’a qualifiée d’"apartheid".
Les violations par Israël doivent être considérées dans le contexte de la Nakba de 1948, l’expulsion systématique et le déni du droit internationalement reconnu de retour de la majorité des Palestiniens chassés de leurs maisons. Depuis la création de l’Etat d’Israël, des milliers de sources anciennes, de citernes, de puits, d’oueds et de cours d’eau ont été illégalement pris aux Palestiniens. Israël a également modifié le caractère hydrologique du terrain qu’il occupait, par exemple, avec le drainage de Buheirat el Houlé (vallée de Hula) par le Fonds National Juif (FNJ-KKL) dans les années 1950, et le détournement des eaux du cours inférieur du Jourdain, contribuant à un rétrécissement dramatique de la Mer Morte. Ce mois-ci, Israël a démoli le village bédouin d’Al Araquib dans le désert du Néguev pour la 36e fois afin de permettre au FNJ de planter une forêt et « faire verdir le désert ».


Nous lançons cette déclaration qui appelle les citoyens conscients du monde entier à agir pour le droit à l’eau des Palestiniens, tandis que les membres du mouvement mondial pour le droit à l’eau s’organisent pour résister à la privatisation de notre patrimoine commun de l’eau. Nous lançons cette déclaration ici à Marseille, en France, hôte du Conseil Mondial de l’Eau, un groupe de réflexion et de pression d´entreprises fondé par des sociétés multinationales et par la Banque Mondiale. Alors que le Conseil Mondial de l’Eau lance le 6e Forum Mondial de l’Eau promouvant la privatisation de l’eau et des services d’assainissement, nous dénonçons les entreprises membres de ce Conseil qui tirent profit de la privatisation de l´eau et des services d’assainissement au niveau mondial. Nous dénonçons en particulier la compagnie transnationale française Veolia, fournisseur de services d’assainissement à la colonie israélienne illégale de Modin Illit qui colonise des terres palestiniennes, qui déverse illégalement des déchets en provenance d’Israël dans la vallée occupée du Jourdain, et qui profite des services de transport d’apartheid qui desservent des colonies illégales, tout en refusant de desservir les Palestiniens. Nos luttes sont intimement liées. En résistant aux entreprises et aux Etats profiteurs des violations des droits de l´homme en Palestine, nous résistons également à la discrimination dans l’accès à l’eau et promouvons la justice mondiale de l’eau.


De Cochabamba, en Bolivie à la Palestine, nous affirmons la nécessité pour la résistance populaire de tenir les Etats et les sociétés responsables du respect des droits de l’homme. Aujourd’hui, les Palestiniens risquent ce qui reste de leurs terres et de leurs maisons et de la faible quantité d’eau à laquelle ils ont accès, pour exiger d’être reconnus comme des êtres humains ayant des droits. Nous savons, alors, que nous devons prendre des mesures concrètes pour soutenir le mouvement grandissant qui exige la fin de l’impunité d’Israël pour ses violations des droits de l’homme, y compris les droits à l’eau et à l’assainissement.


Compte tenu de la défaillance lamentable des gouvernements du monde à tenir Israël responsable de ses violations persistantes du droit international, y compris du droit à l’eau, les Palestiniens ont appelé les personnes de conscience partout dans le monde à mettre en œuvre le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) contre Israël, inspiré par la lutte non-violente internationale qui a réussi à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud. Les piliers de ce mouvement sont basés sur le droit international et les droits inaliénables du peuple palestinien avec pour objectif d’atteindre la liberté, la justice et l’égalité pour tous, sans distinction de race ni de croyance.


En tant que citoyens du monde dans un monde de plus en plus interconnecté, il est impératif que nous agissions dans nos milieux pour protéger les droits de l’homme de nos frères et sœurs globalement.
Tenant Israël pour responsable de la restauration du droit à l’eau des Palestiniens, de leur accès à l’autodétermination et à la jouissance de l’ensemble de leurs droits, nous, militants pour la justice de l’eau, déclarons notre soutien pour le mouvement palestinien dirigé par le BDS. En particulier nous nous engageons à :


_# Nous opposer à l’expansion de la société nationale de l’eau israélienne, Mekorot, sur les marchés internationaux, Mekorot étant l’un des instruments clés du refus aux Palestiniens de leur droit a l’eau.
 _# Boycotter les produits agricoles israéliens, et faire campagne afin d’exclure les entreprises agricoles israéliennes (telle Mehadrin) de l’accès aux marchés étrangers et d’expliquer leur rôle dans la prise de contrôle des terres et des ressources en eau palestiniennes. 
_# Soutenir la campagne Stop le FNJ-KKL et éduquer les gens sur le « verdissement » par le FNJ des crimes israéliens. 
_# Boycotter et désinvestir Veolia, le plus grand « privatiseur » de l´approvisionnement public en eau au monde, et un profiteur majeur de l’apartheid israélien. 
_# Appeler à des sanctions gouvernementales contre Israël, en particulier à mettre fin à tous les accords de coopération liés à l’eau.

Source:
http://www.ujfp.org/spip.php?article2250 

mardi 20 mars 2012

Déclaration du Forum Alternatif Mondial de l’Eau au sujet de ’’l’Eau en Palestine’’



Marseille le 17 mars 2012

Déclaration du Forum Alternatif Mondial de l’Eau 

au sujet de ’’l’Eau en Palestine’’


Les participants au FAME organisé à Marseille entre le 14 et le 17 mars, après avoir débattu de la situation de l’eau en Palestine, marquée selon les diverses communications qui y ont été présentées par un véritable ’’appartheid de l’eau’’, sont parvenus aux principales conclusions suivantes :

1- Le conflit israélo-palestinien a des racines et des raisons essentiellement politiques. L’eau est cependant au cœur de ce conflit.

2- En sa qualité d’occupant, il est de la responsabilité d’Israël, en vertu des conventions de Genève, d’assurer la fourniture d’eau nécessaire à la population palestinienne occupée.

3- Israël utilise l’eau dans ce conflit comme arme politique et comme moyen de nettoyage ethnique en recourant notamment aux Ordonnances militaires n° 92 du 15 août 1967 et n° 158 du 30 octobre 1967.

4- Israël mène une véritable politique ’’d’apartheid hydraulique’’ à l’encontre des Palestiniens pour les contraindre à abandonner leurs terres aux colons illégaux. C’est ainsi qu’un Palestinien n’a généralement à sa disposition que le quart de ce que consomme l’Israélien et qu’il lui est même interdit de recueillir l’eau de pluie.

5- Le Mur de séparation – ou plutôt de la Honte- considéré comme illégal par les juridictions internationales, sépare les familles, vole aux Palestiniens leur eau pour en faire profiter les colonies et les empêche de cultiver leurs champs et leurs oliveraies. Ceci est d’autant plus grave que l’agriculture représente 15% du PIB palestinien.

6- Mekorot – gérant le National Water Carrier (NWC) – mène vis-à-vis des Palestiniens une politique discriminatoire qui fait dire à ces derniers qu’ils vivent dans « le pays de la soif ».

7- Israël empêche les Palestiniens d’accéder à un assainissement correct. Ce qui met leur santé en péril et risque de polluer les nappes qu’utilisent tant les Palestiniens que les occupants israéliens.

8- La situation de Gaza sur les plans de l’« eau potable » et de l’« assainissement » porte atteinte à la dignité humaine, et est véritablement insupportable.

9- Les populations nomades vivent des situations intolérables sur le plan de l’eau dont le manque organisé par l’occupant rend leur vie impossible et décime leur cheptel (accès aux pâturages interdit)

Pour toutes ces raisons, les participants au FAME condamnent vigoureusement les menées israéliennes, qu’on ne peut considérer que comme criminelles, à l’égard des Palestiniens dans le domaine de l’eau. Ils dénoncent par la même occasion les violations continues du droit à l’eau des Palestiniens.

Ils demandent la désignation d’une Commission de suivi de cette situation et l’instauration d’un Tribunal International de l’Eau pour mettre un terme à ces dénis de justice.

Ils appellent toutes les femmes et tous les hommes épris de justice et de paix de par le monde à participer à la campagne BDS « Boycott Désinvestissement Sanctions » lancée par la société civile palestinienne en 2005 afin de contraindre Israël à satisfaire les droits fondamentaux des trois composantes du peuple palestinien : les réfugiés, les Palestiniens colonisés (Cisjordanie et Gaza) et les Palestiniens vivant en Israël même (les Palestiniens de 48).

Ils appellent toutes les femmes et tous les hommes épris de justice et de paix de par le monde à agir auprès de leurs autorités nationales pour faire cesser la situation inhumaine faite aux Palestiniens et mettre un terme à des violations du droit qui menacent la paix dans le monde.

Comme Nelson Mandela, ils affirment enfin que « Notre liberté demeurera incomplète tant que les Palestiniens n’auront pas récupéré la leur. »


lundi 12 mars 2012

En Cisjordanie, même l'eau est une arme

TARQUMIYA (CISJORDANIE), ENVOYÉ SPÉCIAL - Peut-on qualifier la politique israélienne de gestion de la ressource hydrique en Cisjordanie d'"apartheid de l'eau" ? Pour Youssef Dabassé, adjoint au maire de Tarqumiya, un gros village de 20 000 habitants situé à l'est d'Hébron, la question est théorique. La situation au quotidien de ses administrés est suffisamment éloquente : tous les dix jours, son village obtient de l'eau courante pendant soixante-dix heures. Puis c'est le tour d'un autre village proche, pendant le même laps de temps.



Lire la suite:
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/11/en-cisjordanie-meme-l-eau-est-une-arme_1655720_3244.html

lundi 23 janvier 2012

"L’eau, révélatrice d’un nouvel apartheid au Moyen Orient" (rapport de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale)

mercredi 18 janvier 2012 par Julien Salingue

Une fois n’est pas coutume, je ne suis pas l’auteur du texte qui suit. Il s’agit d’un extrait d’un récent rapport de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale (présidée par l’UMP Lionnel Luca), portant sur la "géopolitique de l’eau". Ce long rapport (téléchargeable en intégralité ici), déposé par le député PS Jean Glavany, propose d’intéressants développements, entre autres, sur la question de l’eau au Moyen-Orient [1] On peut y lire, dans "l’encadré numéro 3" (page 130, reproduit en intégralité ci-après), que "le Moyen-Orient est le théâtre d’un nouvel apartheid".


L’intérêt de ce document est, selon moi, qu’il émane de parlementaires peu suspects d’hostilité aveugle à l’Etat d’Israël, et qu’il confirme néanmoins ce que nombre de journalistes, de chercheurs et de militants affirment depuis de longues années au sujet de la politique israélienne. 
Extraits :
"Mise en place en 1948 par le premier ministre F. Malan, l’apartheid a vu le développement différencié des groupes ethniques en Afrique du Sud pendant un demi siècle. Cette politique consistait à la fois en une ségrégation raciale et spatiale (cloisonnement des populations noires et "coloured" dans des espaces confinés appelés bantoustans) mais aussi en une ségrégation citoyenne, les libertés d’une partie de la population (restriction du droit d’aller et venir, du droit de se rassembler dans les lieux publics, violences policières) étant bafouées. L’odieux régime de l’apartheid a pris fin en Afrique du Sud au début des années 90, avec la libération de Nelson Mandela et des prisonniers politiques, le compromis courageux entre M. de Klerk et Mandela et les premières élections libres de 1994 confiant massivement le pouvoir à l’ANC African National Congress, le parti de Mandela.


Bien sûr, comparaison n’est pas forcément raison : la Palestine n’est pas l’Afrique du Sud, et les années 2010 ne sont pas celles d’avant 1990. Pourtant, il est des mots et des symboles qui par leur force peuvent avoir une vertu pédagogique.
Or, tout démontre, même si bien peu nombreux sont ceux qui osent employer le mot, que le Moyen-Orient est le théâtre d’un nouvel apartheid.


La ségrégation y est raciale mais comme on n’ose pas le dire, on dira pudiquement « religieuse ». Pourtant, la revendication d’un état « Juif » ne serait-elle que religieuse ?


La ségrégation est spatiale également : le mur élevé pour séparer les deux communautés en est le meilleur symbole. La division de la Cisjordanie en trois zones, A, B et C en est une autre illustration :
L’armée israélienne a transféré à l’Autorité palestinienne la responsabilité des affaires civiles, c’est-à-dire la fourniture de services à la population, dans les zones A et B. Ces deux zones, qui contiennent près de 95 % de la population palestinienne de Cisjordanie, ne représentent que 40 % du territoire. La zone C reste entièrement placée sous l’autorité de l’armée israélienne. Cette zone représente 60 % du territoire de la Cisjordanie, avec toutes les réserves foncières et l’accès aux ressources aquifères, ainsi que toutes les routes principales.


La ségrégation est aussi hautaine et méprisante (« ces gens-là ne sont pas responsables »…répètent à l’envie certains responsables israéliens), vexatrice et humiliante (les passages aux check point sont restreints ou relâchés sans prévenir) voire violentes (la répression des manifestations fait régulièrement des morts…).


C’est donc bien d’un « nouvel apartheid » qu’il s’agit.
Et dans cette situation, l’eau est ainsi un élément particulier du conflit entre Palestiniens et Israéliens, au point qu’elle constitue le « 5ème volet » des accords d’Oslo. La Déclaration d’Oslo du 13 septembre 1993 reconnaît les droits des Palestiniens sur l’eau en Cisjordanie. L’accord intérimaire de Taba du 28 septembre 1995 prévoit un partage des eaux jusqu’à la signature d’un accord permanent. Mais ce partage est incomplet : il ne porte que sur les aquifères ; le Jourdain en est exclu, les Palestiniens n’y ayant plus accès. Ensuite il gèle les utilisations antérieures et ne répartit que la quantité d’eau encore disponible, c’est dire 78 mètres cubes de l’aquifère oriental. Il est donc très défavorable aux Palestiniens qui n’exploitent que 18 % des aquifères ; soit 10 % de l’eau disponible sur le territoire.


C’est pourquoi sans règlement politique global, on voit mal comment ce qui est devenu un véritable "conflit de l’eau" pourrait trouver une solution.


Quelles sont donc les caractéristiques de ce « conflit de l’eau » ? Du point de vue « hydrique », il concerne avant tout le fleuve Jourdain, où sont réunis tous les éléments prompts à déclencher une « crise de l’eau » : depuis le début du conflit, guerre après guerre, les « extensions territoriales » d’Israël, qu’on le veuille ou non, s’apparentent à des « conquêtes de l’eau », que ce soit des fleuves ou bien des aquifères.


Or, l’eau est devenue au Moyen-Orient bien plus qu’une ressource : c’est une arme.
Pour comprendre la nature de cette « arme » au service de ce « nouvel apartheid », il faut savoir, par exemple, que les 450 000 colons israéliens en Cisjordanie utilisent plus d’eau que 2,3 millions de Palestiniens.
Sachons aussi entre autres multiples exemples que :


- la priorité est donnée aux colons en cas de sécheresse en infraction au droit international ;
- le mur construit permet le contrôle de l’accès aux eaux souterraines et empêche les prélèvements palestiniens dans la « zone tampon » pour faciliter l’écoulement vers l’ouest ;
- les « puits » forés spontanément par les Palestiniens en Cisjordanie sont systématiquement détruits par l’armée israélienne ;
- à Gaza les réserves d’eau ont été prises pour cible en 2008-2009 par les bombardements.
- et comme les zones A et B ne sont pas d’un seul tenant, mais fragmentées en enclaves entourées par des colonies israéliennes et par des routes réservées aux colons, ainsi que par la zone C, cette configuration entrave le développement d’infrastructures performantes pour l’approvisionnement en eau et l’évacuation des eaux usées. La plupart des Palestiniens résident dans les zones A et B, mais les infrastructures dont ils dépendent se trouvent dans la zone C ou la traversent. Les déplacements des Palestiniens dans la zone C sont limités ou interdits ; l’armée israélienne autorise rarement les travaux de construction ou d’aménagement. On peut citer plusieurs exemples de stations d’épuration programmées par le ministère palestinien de l’Eau et qui sont « bloquées » par l’administration israélienne.


Les Israéliens reprochent aux Palestiniens l’existence de puits non contrôlés responsables de pompages excessifs et d’une salinisation des aquifères. Ils citent l’exemple de Gaza où l’aquifère est en passe d’être perdu. Ils reprochent également l’absence de traitement des eaux. Seuls 31 % des Palestiniens sont raccordés. Mais le Comité n’a approuvé que 50 % des projets palestiniens, avec d’énormes retards, alors que son autorisation doit encore être suivie d’une autorisation administrative pour la zone C. L’appropriation des ressources par les colonies et par le tracé du mur est également troublant. La surexploitation des aquifères est avérée.


Les Israéliens se fondent sur la théorie de la première appropriation pour défendre leurs droits et refusent toute gestion partagée dans une vision sécuritaire de l’eau. Israël propose des solutions, parfois intéressantes, mais où il garderait la maîtrise de l’eau. Il a semblé à la mission que le pays préférerait abandonner les aquifères, en finissant de développer le dessalement, plutôt que de mettre en place une gestion partagée. Il n’y aura pas de partage de l’eau sans solution politique sur le partage des terres.


Pourtant, un comité conjoint sur l’eau (Water joint committee) a été créé par les accords d’Oslo II. Il a compétence pour toutes les questions d’eau relative aux seuls Palestiniens sur le territoire de la Cisjordanie. Ce n’est donc pas un organisme de gestion partagée et encore moins de bassin. Il fonctionne en outre sur le mode du consensus ce qui donne de facto un pouvoir de veto à Israël."

[1] Sur la question de la gestion de l’eau dans les territoires palestiniens, on pourra également se reporter au rapport d’Amnesty international publié en octobre 2009..

mardi 30 août 2011

Sodastream participe à la colonisation des territoires palestiniens


M6 a diffusé ce dimanche 28 Août, dans l’émission "Capital, un reportage intitulé "Mon soda chez moi : la machine à faire de l’eau gazeuse".
Ce reportage présente les produits Sodastream, leader sur le marché français, et situe clairement leur origine : « L’usine est en Cisjordanie, ce territoire palestinien situé juste derrière les barbelés. La zone est sensible, depuis plus de 40 ans elle est occupée par Israël et revendiquée par les Palestiniens ».
L’Association France-Palestine Solidarité, dans le cadre de la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) dénonce depuis longtemps la fabrication des produits Sodastream, dans la colonie israélienne de Mishor Adumim – Maale Adumim, en violation du droit international. L’AFPS a également fait valoir que les produits vendus en France portent une mention mensongère, telle que "fabriqué en Israël" ou "fabriqué en Chine". Le contenu de ce reportage vient donc conforter les dénonciations par l’AFPS du caractère colonial de cette entreprise.

Une plainte pour "tromperie sur l’origine" a été déposée auprès du Procureur de la République de Montpellier par une consommatrice et INDECOSA-CGT, contre un magasin Darty ce produit Sodastream y ayant été vendu avec l’étiquette « Made in Israel ». Cette plainte est actuellement en cours d’examen. Un procès-verbal d’infraction concernant OPM, l’importateur de Sodastream, a été transmis au Parquet de Nantes par la Direction Départementale de la Protection des Populations de Loire-Atlantique.

Le reportage de Capital précise également : "Pour l’assemblage, il faut de la main d’œuvre. En Cisjordanie elle est moins chère qu’en Israël ; voilà pourquoi l’usine est installée ici."
L’ONG israélienne "Who Profits" a publié un rapport en Janvier 2011 intitulé : "Sodastream, étude d’une entreprise dans les colonies israéliennes". Il y est indiqué que les salariés palestiniens doivent avoir un permis de travail pour travailler dans une colonie israélienne. Le critère principal d’attribution de ce permis est de ne pas avoir commis d’action menaçant la sécurité d’Israël. Or un conflit avec un employeur est considéré comme une menace pour la sécurité. Ainsi, un salarié palestinien qui revendique auprès de son employeur court le risque de perdre son permis de travail et de ne plus pouvoir travailler dans une colonie israélienne à l’avenir. Il est donc très rare que des salariés palestiniens exigent le respect du droit du travail. De plus, étant implantée dans une colonie, l’usine Sodastream bénéficie d’avantages fiscaux du gouvernement israélien.

L’implantation de cette usine viole le droit international, notamment la 4ème Convention de Genève. Le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU indique d’ailleurs dans sa résolution du 24 Novembre 2010 : Les activités de colonisation israéliennes dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, constituent de très graves violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme des Palestiniens qui s’y trouvent et compromettent (…) un Etat palestinien viable, d’un seul tenant, souverain et indépendant. (Le Conseil) Se déclare profondément préoccupé par (…) le plan israélien dit "E1" prévoyant d’agrandir la colonie israélienne de Maale Adumim et de construire le mur autour, coupant ainsi davantage encore Jérusalem-Est occupée des parties septentrionales et méridionales de la Cisjordanie et isolant sa population palestinienne."

La colonisation israélienne est un obstacle majeur à la création de l’Etat palestinien et à une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens. C’est pourquoi l’AFPS appelle à boycotter les produits des colonies israéliennes et notamment les gazéificateurs Sodastream, le faire c’est œuvrer pour la justice et pour la paix.

vendredi 12 août 2011

Monsanto développe un maïs OGM tolérant à la sécheresse

10/08/2011 14:45 (Par Sandra BESSON)


Le géant de la culture OGM Monsanto a développé une espèce de maïs résistante à la sécheresse et prévoit de faire des essais agricoles dans le sud des Etats-Unis d’ici le printemps 2012.

Monsanto Co. lancera une campagne d’essais agricoles de graines de maïs tolérantes à la sécheresse dès le printemps prochain. Il s’agira des premières graines produites par le géant mondial de l’agriculture génétiquement modifiées afin de résister à des conditions environnementales difficiles.

Cette introduction intervient alors que la sécheresse et la chaleur étouffante de cet été ont affecté les cultures agricoles dans tout le sud des Etats-Unis.

La nouvelle graine de maïs génétiquement modifiée a quand même besoin d’eau pour se transformer en plante en bonne santé, mais elle est conçue pour utiliser l’humidité de manière plus efficace, a déclaré le directeur de la section technologie mondiale pour le maïs de Monsanto, Dusty Post.

Le Département Américain d’Agriculture a prévu des pertes annuelles moyennes mondiales de récoltes de maïs de 15% du fait de la sécheresse

« Nous ne parlons pas d’être capable de faire pousser du maïs dans un désert » a déclaré Dusty Post.

Monsanto essaye actuellement de convaincre 250 agriculteurs américains des Etats du Nebraska, du Kansas, du South Dakota, du Colorado et du Texas de planter ces graines dans leurs champs au printemps prochain.

Les essais devraient avoir lieu sur de petites superficies de 4000 hectares environ, d’après David Post.

Monsanto développe ces graines de maïs résistantes à la sécheresse avec la compagnie allemande de produits chimiques BASF Corp, et espère recevoir l’approbation des régulateurs américains cette année.

Jusqu’à ce qu’elle obtienne l’approbation des autorités pour exporter son produit, la compagnie demandera à ses producteurs de garder son maïs en dehors des canaux d’exportation, et s’assurera qu’il sera utilisé au niveau national comme nourriture pour bétail, d’après ce qu’ont déclaré des responsables de Monsanto.

Les producteurs sont susceptibles de bien accueillir tout produit qui les aide à faire face à plus efficacement aux conditions climatiques extrêmes, d’après ce qu’a indiqué le porte-parole de l’Association des Cultivateurs de Maïs, Mark Lambert.

« Le climat est une variable que les agriculteurs ne peuvent pas contrôler et tout produit qui peut aider à gérer ou à faire face aux extrêmes climatiques sera quelque chose que les agriculteurs étudieront sérieusement » a déclaré Mark Lambert.

Le développement par Monsanto de cultures modifiées génétiquement s’est largement concentré sur le maïs, le soja, le coton et d’autres plantes conçues pour résister aux insectes et tolérer l’herbicide Roundup de la compagnie.

Mais la sécheresse persistante ces dernières années dans le monde a rendu les agriculteurs avides de cultures ayant besoin de moins d’eau. Le Département Américain d’Agriculture a prévu des pertes annuelles moyennes mondiales de récoltes de maïs de 15% du fait de la sécheresse.

Les recherches sur les cultures tolérantes à la sécheresse sont de plus en plus urgentes alors que les scientifiques prévoient une tendance à l’aggravation de la sécheresse et à l’augmentation des températures dans le monde.

Les pénuries d’eau coûtent déjà des milliards de dollars par an en mauvaises récoltes chaque année, et pourraient devenir de plus en plus coûteuses d’après les prévisions des scientifiques et des gouvernements.

Les concurrents de Monsanto travaillent également sur des cultures résistantes au manque d’eau, la demande alimentaire étant en constante augmentation dans le monde.

Source:
http://www.actualites-news-environnement.com/26947-Monsanto-mais-secheresse.html

jeudi 11 août 2011

Israël aide à enrayer la crise alimentaire mondiale...

Des experts israéliens et leur technologie innovante aident les nations en développement du monde à faire face à l'urgence d'un nouveau défi 
Samedi 6 août 2011
Par Laura KamTraduction française: Galila pour Israël-Chroniques-En-Ligne

Les guerres autour du fromage cottage et les discussions sérieuses en Israël, au sujet du coût croissant de la nourriture  font partie du discours social actuel récent, et ne sont en aucune façon l'indicatif d'un pays qui ne peut pas nourrir sa population. Cependant, une escalade de la crise mondiale alimentaire - la flambée des prix, les pénuries croissantes et l'augmentation galopante de la population - a déjà suscité des mois d'inquiétude dans le nord de l'Afrique qui pourrait être un signe avant-coureur du pire à venir dans le monde et proche de chez nous

Comme les récoltes sont mauvaises, en Russie, que des zones désertiques ont remplacé les terres fertiles en Asie et en Afrique centrale, la question de la sécurité alimentaire a fait un bond vers le haut de l'agenda mondial.

Aucune des causes sous-jacentes de la crise - la croissance démographique, le changement climatique qui menace d'inonder de vastes zones de terres cultivées, la hausse des prix du pétrole et des coûts de transport - sont susceptibles de disparaître dans un avenir proche.

Israël, un pays désertique autrefois mis à défi par sa géographie aride et une explosion démographique, a développé une gamme de technologies dans le domaine de l'agriculture et de l'eau qui aident déjà à nourrir le monde et pourraient fournir des solutions à nombre de ces problèmes.

Pendant des décennies, les experts agricoles israéliens ont partagé leur savoir-faire avec quelques-unes des régions les plus pauvres sur terre, créant ainsi une autosuffisance durable en nourriture et en approvisionnement d'eau.

Ces dernières années, l'expertise israélienne a été fortement sollicitée en Inde, en Afrique et en Chine, qui abrite plus de la moitié de la population mondiale. Les rendements de la vache israélienne sont une raison de plus.

La vache israélienne donne en moyenne 11,381 kg de lait par an, dépassant largement tous les pays du monde. Les vaches américaines ont un rendement de 9,331 kg, Japon - 7,49, Russie – 3,698, Chine – 2,832, Australie – 5,601, Europe - 6,139. Imaginez comment le rendement d'une vache peut changer la vie d'une famille dans un pays en développement si l'innovation israélienne est utilisée à ses besoins.

La coopération Agro-technologique d'Israël avec les pays s'est multipliée . Depuis 1998, Israël a parrainé une ferme de démonstration horticole à l'Institut indien de recherche agricole au Pusa, New Delhi, en présentant de nouvelles technologies pour améliorer la qualité et la productivité.

En 2006, Israël et l'Inde ont lancé un projet de coopération et de formation supervisé par des experts de MASHAV, le programme israélien de développement international. Des fermes établies dans les états de Haryana, Maharashtra, du Rajasthan et du Gujarat ont démontré la technologie israélienne dans l'agriculture, l'irrigation et la gestion de l'eau, y compris la purification des eaux usées.

En mai 2011, Israël et l'Inde ont créé un fonds pour l'agriculture de 50 millions de dollars pour promouvoir des projets conjoints dans la production laitière, les technologies post-récolte, la culture protégée, la micro-irrigation et la fertigation, la transformation des aliments et la volaille.

Les principales sociétés israéliennes en matière de technologie agricole et d'eau ont établi des filiales et des projets à long terme en Inde.
Leader mondial dans le dessalement

Depuis 2009, Agron Agri Projects a aidé les agriculteurs locaux à stocker l'eau de pluie, éviter la pollution des sources d'eau et les a assisté pour le reboisement après la saison de la mousson dans la région de Cherrapunjee, ville de l'État de Meghalaya - connu comme le lieu le plus humide sur terre.

Netafim, est le pionnier du premier système d'irrigation goutte à goutte en 1965 et est actuellement l'entreprise la plus importante au monde de micro-irrigation. Dans l'Andhra Pradesh - le "bol de riz de l'Inde" - Netafim a contribué à promouvoir les calendriers d'irrigation, la fertigation et la protection des cultures.

A Jharkhand, Netafim a développé un nouveau système d'irrigation goutte à goutte pour les petites exploitations familiales au compteur d'eau intermittent et des équipements d'électricité. Celui-ci a été plus efficace et de la moitié du prix de la technologie existante et il a été installé dans 100 000 petites exploitations.

En Chine, Netafim a introduit les systèmes développés de serre et d'irrigation au goutte à goutte à travers le pays. La technologie israélienne d'irrigation au goutte à goutte est utilisée dans de grands projets financés par le gouvernement pour combattre la désertification, pour préserver la couche arable et 'encourager la reforestation. La conception et la technologie israélienne ont été utilisées pour irriguer les terres de 1,2 million de personnes délocalisées à la suite du Three Gorges hydroelectric project sur le fleuve Yangtze.

Dans la province du Shandong, le Groupe Business confucius rivalisent avec les experts et la technologie israélienne pour ce qui est des agriculteurs et des planificateurs chinois de l'agriculture. En 2010, Israël a ouvert un consulat à Guangzhou et a commencé la coopération de recherche pour explorer avec l'Université agricole de Chine du Sud l'horticulture, les sols, les ressources en eau, l'environnement agricole et les sciences animales.

Israël est également un leader mondial dans le dessalement - le processus qui transforme l'eau salée en eau douce pour qu'elle soit apte à la consommation humaine ou l'irrigation. Ce processus est absolument vital pour les régions désertiques où l'eau douce est en quantité limitée.

Depuis 1994, Israël IDE Technologies Ltd a construit 22 installations de dessalement thermique en Inde, avec une capacité totale de 270.000 mètres cubes / jour. En Chine, l'IDE a construit la plus grande usine de dessalement thermique du pays à Tianjin avec une capacité finale de 400 000 mètres cubes / jour, alimentée par la chaleur résiduelle d'une centrale électrique adjacente.

Prof Raanan Katzir, un expert israélien de renommée mondiale dans le domaine de l'agriculture durable, est co-fondateur de l'Institut de culture hydroponique simplifiée à Bangalore. Depuis 1993, le Prof Katzir a également été impliqué dans d'innombrables projets favorisant l'agriculture durable, la bio-diversité, la lutte contre la désertification et l'amélioration de la sécurité alimentaire dans les entreprises, les universités et les organismes gouvernementaux à travers la Chine.

En Septembre 2010, Israël a signé un accord de coopération agricole avec la province du Heilongjiang dans le nord de la Chine en raison de ses experts de renommée du MASHAV à construire des fermes laitières concluantes.

La sécurité alimentaire est la crise à venir dans la diplomatie mondiale. L'agriculture israélienne et la technologie de l'eau ont déjà aidé à alimenter des millions de gens. Les experts israéliens et leur technologie innovatrice aident les pays en voie de développement du monde à faire face à ce nouveau défi pressant.

Laura Kam est le directeur exécutif pour les affaires mondiales de: The Israel Project.