lundi 24 octobre 2011

Les producteurs d'OGM cherchent des «ambassadeurs» en Europe

Les géants de l'agroalimentaire, contrariés par la perception négative des cultures d'OGM en Europe, cherchent à enrôler des personnalités pour peser sur le processus de décision afin d'obtenir des autorisations de culture, révèle un document dont l'AFP a obtenu copie vendredi. L'ancien ministre socialiste français Claude Allègre, l'ancien commissaire européen britannique Chris Patten, le chanteur irlandais Bob Geldof, et l'ancien commissaire européen irlandais David Byrne (et non son homonyme chanteur) ont «manifesté leur intérêt» à devenir «ambassadeurs» de la cause des OGM, précise ce document, un mail daté du 5 octobre avec en tête d'EuropaBio, l’association qui représente les intérêts de Monsanto, de BASF et des autres grands groupes du secteur en Europe.
Le mail, une lettre, vante également les possibles adhésions de l'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, et du journaliste écologiste britannique Mark Lynas à cette initiative, dont le but est d'«aider l'Europe à revoir sa position sur les cultures d'OGM». La chargée de communication de Claude Allègre a indiqué de son côté que l'ancien ministre socialiste n'avait pas «été contacté» par EuropaBio. «Claude Allègre parle des OGM comme il l'entend, mais ne travaillera pas pour une agence de com», a ajouté Sylvie Samuel.

«Les personnes contactées ont manifesté leur intérêt» pour les OGM

Le groupe Monsanto est particulièrement intéressé par l'entreprise, car un de ses produits, le Maïs 810, attend le renouvellement de son autorisation de culture depuis plus d'un an. Or sept pays --la France, l'Allemagne, la Hongrie, la Grèce, le Luxembourg, l'Autriche et la Bulgarie-- ont pris des mesures de sauvegarde pour interdire sa culture sur leur territoire. Tout le processus d'autorisation des mises en culture d'OGM est depuis bloqué. Deux OGM sont cultivés dans l'UE: la pomme de terre OGM Amflora développée par le groupe allemand BASF, en Allemagne et en Suède, et le maïs MON 810 en Espagne, au Portugal, en République Tchèque et en Slovaquie. Des cultivateurs ont demandé quinze autres autorisations, concernant pour la plupart des maïs génétiquement modifiés.
EuropaBio, contactée vendredi par l'AFP, n'a pas caché son embarras après la fuite de ce document classifié «confidentiel», mais a insisté sur le caractère parfaitement légal de l'initiative. «Il n'est pas question de rémunération. Les personnes contactées ont par le passé manifesté publiquement leur intérêt pour cette technologie», a souligné un de ses représentants. «Les adversaires des OGM font de même et il est légitime de vouloir mener un débat», a-t-il ajouté.

Aucune rétribution financière mais des frais couverts

Un document en annexe à ce mail est toutefois embarrassant pour EuropaBio. Il détaille en effet la méthode de travail proposée aux «ambassadeurs», avec cinq options: «une lettre ouverte au Financial Times dans laquelle les signataires appellent l'Europe à revoir sa position», des «rencontres avec les média arrangées par le secrétariat du programme et des articles placés dans des média», des «rencontres» et des «dîners débat» avec des responsables de l'Union européenne à Bruxelles.
«Pour assurer la légitimité et l'impact de ce programme, EuropaBio ou ses représentants ne prendront jamais part à ces activités», insiste le document. «Il n'y aura aucune rétribution financière des ambassadeurs, mais EuropaBio fournira au secrétariat du programme des fonds pour couvrir les dépenses nécessaires, notamment les déplacements et les frais d'hôtel», ajoute le document.Greenpeace a dénoncé «une campagne de relations publiques insultante pour les citoyens européens». «Les organismes génétiquement modifiés ne résoudront pas le problème de la faim dans le monde. C'est un argument qui ne tient pas scientifiquement», a affirmé Marco Contiero, en charge des questions liées à l'agriculture pour Greenpeace UE.
Importé par 20minutes.fr

jeudi 20 octobre 2011

Manif pour le droit des paysans à ressemer et échanger leurs semences...

paysans_semences


Ce 20 octobre, des délégué·e·s de la Coordination européenne « Via Campesina » et d’Uniterre ont manifesté à Genève devant l’Union internationale pour la protection des obtentions végétales (UPOV) qui fêtait son 50e anniversaire. Une centaine de manifestant·e·s, membres d’organisations paysannes et citoyen·ne·s engagés, se sont réunis en face de l’UPOV. Leur mot d’ordre était « Pour la reconnaissance immédiate du droit des paysan·ne·s de ressemer et d’échanger librement leurs semences, les protéger de la biopiraterie et des contaminations par des gènes brevetés. Non à la mainmise des multinationales semencières, au COV de 1991 et à toute forme de brevets sur les plantes, les parties de plantes, leurs gènes ou les procédés d’obtention ».
Des paysan·ne·s de France, Belgique, Allemagne, Autriche, Italie, Espagne, Turquie, Angleterre et Norvège étaient présents. Des paysan·ne·s genevois complétaient la délégation représentant la diversité européenne unie face à l’UPOV.
L’UPOV : coupable d’opacité
 et de parti pris
Depuis 2010, la Coordination européenne Via Campesina et APBREBES (une coalition d’ONG – dont la « Déclaration de Berne » – souhaitant une sélection des plantes au bénéfice de la société) ont obtenu le statut d’observateur à l’UPOV; de haute lutte. Il n’en reste pas moins que l’UPOV déroule le tapis rouge aux grands groupes semenciers et que ce sont les seuls à avoir une réelle possibilité d’orienter les décisions. Le comité consultatif, par exemple, n’est pas ouvert aux observateurs et très peu de documents sont accessibles au public. Le site Internet sommaire en est une illustration frappante…
APBREBES demande avec vigueur que l’UPOV fasse sa mue et devienne plus transparente; les méthodes de travail actuelles sont d’un autre âge […] Pour preuve du malaise de l’UPOV face au manque de représentativité des paysans en son sein, nous avons assisté à un vent de panique de l’UPOV les jours précédant la manifestation: conférence de presse officielle déplacée du bâtiment de l’OMPI à celui de l’ONU, cafétérias fermées entre midi et quatorze heures et délégués priés de ne pas sortir du bâtiment pendant la manif de 11 h 30 à 14 h. Plusieurs fourgons de police parqués dans le quartier à la demande de l’institution. Bref, une mobilisation disproportionnée de l’UPOV qui démontre son manque de liens avec les réalités… et qu’elle a peut-être quelque chose à se reprocher.
Paysans expropriés
En effet, depuis la Convention de l’UPOV de 1991, les droits des paysans à ressemer et échanger leurs semences ont largement été réduits au profit des groupes semenciers. Olivier de Schutter, rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation a souligné dans un récent rapport les risques que ce type de réglementation fait courir aux systèmes informels d’échange de semences. Elle affaiblit la sécurité alimentaire et la biodiversité. Il a encouragé les Etats à développer leurs propres systèmes de protection des semences en tenant compte des droits des paysan-ne-s et des besoins spécifiques de chaque population.
« En ce qui concerne les semences, la situation est depuis longtemps intolérable pour les paysans, et cela risque d’empirer. Le problème soulevé ici touche en réalité l’ensemble des citoyens, puisque la question de l’accès, la libre reproduction et l’échange de semences par les paysans est le seul moyen d’éviter que les multinationales, par l’intermédiaire de l’UPOV, ne s’approprient et privatisent par les semences toute la chaîne alimentaire, et donc le vivant », a dit Rudi Berli d’Uniterre lors de la manif.

« Le droit des paysan·ne·s de ressemer et d’échanger leurs semences de ferme est pourtant indispensable à l’adaptation des cultures aux changements climatiques et à l’adaptation locale qui permet seule de diminuer l’usage des engrais et des pesticides chimiques. Il est le garant de la sécurité du stock semencier, et donc de la sécurité alimentaire. Par ailleurs, depuis de trop nombreuses années, les groupes semenciers se sont servis gratuitement dans nos champs, se comportant comme des biopirates. Et ce serait à nous de les indemniser avec des royalties ? C’est tout simplement inacceptable » a déclaré Guy Kastler de la Confédération paysanne française et délégué pour l’Europe à la commission biodiversité et semences de Via Campesina.
« Les paysans et paysannes ont toujours gardé une partie de leur récolte pour la ressemer et l’échanger entre eux. Que l’UPOV le veuille ou non, ils et elles vont continuer à le faire. Il en va de l’avenir de l’agriculture, de la paysannerie et des générations futures. Le droit de garder, semer, et échanger les semences est la base permettant la réalisation de la Souveraineté Alimentaire », a ajouté Josie Riffaud, du comité de la Coordination européenne Via Campesina.
Receleurs et arbre symbolique
Des sachets de semences « illégales » ont été distribués à un certain nombre de candidat·e·s aux élections fédérales. Elles sont illégales car aucune royalties n’est payée aux groupes semenciers. Un petit texte était imprimé sur le sachet : « Ces graines appartiennent à une variété paysanne. L’agriculteur qui les a récoltées devient cependant un contrefacteur s’il les sème sans payer de royalties à l’industrie semencière. Il est interdit d’échanger, de donner ou de vendre ces semences. Celui qui les conserve peut être poursuivi pour recel ». […] Pour les organisateurs du rassemblement, il était important qu’un témoin de cette action reste sur le terrain. Les paysan·ne·s genevois ont donc planté un porte-greffe de poirier sur la plate-bande devant l’institution pour symboliser le fait que les paysans y détiennent désormais le statut d’observateur. Il sera greffé avec un poirier à rissoles le 17 avril, journée internationale des luttes paysannes. La poire à rissole, bien connue des genevois·e·s représente également l’agrobiodiversité que nous souhaitons conserver. Cet arbre est maintenant sous la protection de la Ville de Genève, propriétaire de cette plate-bande.
Valentina Hemmeler Maïga
Uniterre
Article paru dans le numéro 197 du bimensuel solidaritéS

mardi 18 octobre 2011

“Un enfant qui meurt de faim est un enfant assassiné”

Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation entre 2000 et 2008, le sociologue suisse Jean Ziegler* détaille les raisons qui provoquent chaque année la mort de 36 millions d'humains.


Courrier international - Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Géopolitique de la faim - A propos de ce livreJean Ziegler - Je me sens libéré, après huit ans passés comme rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation de l'ONU. Peut-être aussi par mauvaise conscience… 70 millions de personnes meurent tous les ans dans le monde, dont la moitié à cause de la faim et de ses conséquences. Ce massacre est le scandale de notre siècle. C'est le Programme alimentaire mondial (PAM) qui le dit : toutes les 5 secondes, un enfant en dessous de 10 ans meurt de faim ; 37 000 personnes meurent de faim chaque jour et, sur les 7 milliards de personnes que nous sommes, presque un milliard sont en permanence sous-alimentés. Ils n'ont pas de vie sexuelle, pas de travail…ils sont mutilés par la faim, alors qu'il n'y a plus de manque objectif de nourriture : il y a un manque d'accès à la nourriture. C'est pour cela que je dit qu'avec les moyens dont nous disposons, un enfant qui meurt de faim est un enfant assassiné. 

Pourquoi meurt-on encore de faim alors ?

Il y a cinq grandes causes, qui se croisent parfois et toutes sont le fait de la main de l'homme. 

Il y a d'abord la spéculation financière sur les matières premières alimentaires. Après avoir perdu 85 000 milliards dans le krach financier de 2007-2008, les grands fonds d'investissements ont migré sur les marchés alimentaires, esentiellement le riz, le maïs et le blé, les aliments de base, qui couvrent 75% de l'alimentation mondiale. Ils font exploser les prix de ces denrées. Dans ces conditions, il est difficile pour les agences d'aide comme le PAM de subvenir aux besoins des populations victimes de sous-alimentation : leurs budgets, déjà sapés par la réduction des contributions des Etats pour cause de rigueur budgétaire, sont réduits à la portion congrue.Dans la Corne d'Afrique, où sévit une famine particulièrement grave, 12,4 millions de personnes sont menacées de disparaître. Et le PAM est obligé de refuser de fournir de l'aide faute de moyens suffisants. 

Il y a ensuite les agrocarburants. Si Barack Obama veut faire un minimum de réformes sociales, il est obligé de réduire le budget du Pentagone. Et il ne peut le faire qu'en réduisant la part des énergies fossiles dans la production d'énergie — qui oblige les Etats-Unis à entretenir une armée colossale afin de sécuriser son aprovisionnement — à la faveur des biocarburants. Mais brûler des plantes nourricières, c'est un crime intolérable. Il faut interdire les agrocarburants tirés de plantes nourricières demain matin. 

Troisièmement, il y a la dette extérieure, qui est un garrot pour les plus pauvres et qui fait que les Etats ne sont plus en mesure d'investir dans l'agriculture de subsistance. L'Ethiopie, par exemple — un million de kilomètres carrés, dont seuls 3,8% sont irrigués ; il n'y a ni tracteurs, ni engrais, ni semences sélectionnées — n'exporte que du café, et tous les revenus servent à financer la dette extérieure. 

Ensuite, le dumping agricole : l'année dernière, les pays de l'OCDE ont versé 349 milliards de dollars à titre de subsides à la production et à l'exportation à leurs paysans. Résultat : sur n'importe quel marché africain, on peut acheter des fruits, des poulets et des légumes français, grecs, portugais, allemands etc. au tiers ou à la moitié du prix du produit africain équivalent. A quelques kilomètres de là, le paysan africain qui cultive son lopin de terre n'a pas la moindre chance de vendre ses fruits ou ses légumes à des prix compétitifs. 

Enfin, il y a le vol de terres. L'année dernière, dans la seule Afrique noire, 41 millions d'hectares ont été accaparés dans l'opacité la plus totale. Des terres arables soustraites aux paysans locaux par les hedge funds et les fonds souverains, et payés en grande partie par la Banque mondiale, par la Banque européenne d'investissements et par la Banque africaine de développement — des banques publiques, financées par le contribuable. Et la théorie de la Banque mondiale, contre laquelle je me bats au Conseil des droits de l'homme - sans aucune efficacité je dois l'avouer -, c'est de dire que puisque le rendement des terres arables dans ces pays est très bas, il vaut mieux en confier l'exploitation aux sociétés occidentales qui ont les capitaux, les engrais, les semences sélectionnées et les machines pour obtenir des rendements dix à vingt fois supérieurs. Et que les Etats concernés se débrouillent pour recaser les paysans expropriés. Quant aux habitants, il ne voient pas la couleur de ce qui est cultivé dans leur propre pays : tout part à l'exportation, vers les pays où se trouve le pouvoir d'achat. 


Quelles solutions préconisez-vous ?

Les paysans africains — ou écuadoriens ou mongols — ne sont pas moins futés, compétents ou travailleurs que leurs homologues français ou italien. Mais ils manquent de moyens. Pour que la faim cesse, il faut investir dans l'agriculture de subsistance ; désendetter les pays pauvres et les mettre en condition d'acheter des semences, des tracteurs, des engrais, des animaux de traction, dans l'irrigation, dans l'ouverture des marchés locaux, etc. avec l'aide de la Banque mondiale, qui est quand-même là pour aider les pauvres, pas les multinationales à s'enrichir, bon sang ! 


L'avenir paraît sombre…

Il y a un espoir, qui naît des révoltes paysannes de par le monde : en Mongolie, avec l'insurrection dans la région du Selenge ; au Sénégal, avec l'occupation des terres de Bolloré ou de la Compagnie Fruitière de Marseille par les syndicats paysans ; au nord du Brésil, il y a des affrontements entre paysans et forces de l'ordre, en Colombie, aux Philippines,…c'est une résistance paysanne, où ceux qui n'attendent plus rien ni de leur Etat, ni de l'ONU, ni de personne veulent récupérer leurs terres. Et si nous réussissons, avec ce livre, à favoriser l'insurrection des consciences en Europe, la solidarité avec les mouvements insurrectionnels paysans va se faire et l'ordre cannibale du monde finira par tomber.
Note :*Vice-président du comité consultatif du conseil des droits de l'homme des Nations unies, Jean Ziegler vient de publier Destruction massive. Géopolitique de la faim*. (éditions du Seuil, 2011). Son roman L'or du Maniema vient également d'être réédité au Seuil.

Blé Ogm - Le semencier Vilmorin vise la place de leader

Le semencier français Vilmorin ambitionne d'être d'ici une quinzaine d'années le numéro un mondial des semences de blé, en développant la version Ogm de cette céréale, a annoncé mercredi Emmanuel Rougier, directeur général délégué du groupe.
Vilmorin est déjà le premier fournisseur de cette semence en Europe et compte s'appuyer sur ce marché pour se lancer à l'assaut des Etats-Unis, son "premier marché cible", a souligné M. Rougier lors de la présentation des résultats annuels du quatrième groupe mondial du secteur.
"Le blé a été longtemps délaissé et n'a pas bénéficié des efforts de recherche Ogm dont ont profité d'autres cultures comme le soja ou le maïs pour optimiser leur production", a-t-il expliqué. Même en Europe les agriculteurs sont nombreux à utiliser des "semences de ferme", issues de la précédente récolte. Or ces semences n'ont pas un rendement suffisant pour répondre aux besoins alimentaires, a fait valoir M. Rougier.
L'objectif de Vilmorin est de "contribuer à la conversion d'un marché de semences de ferme peu performant et faiblement valorisé, en un marché de semences commerciales de blé Ogm, puis d'hybrides à haut rendement", a affirmé le semencier. Vilmorin s'appuiera sur le "partenariat stratégique" conclu avec la société américaine Arcadia Biosciences pour la mise au point d'un blé génétiquement modifié qui devrait voir le jour vers 2020, a affirmé M. Rougier. Signé début 2011, cet accord doit aboutir à la création d'un blé optimisant la consommation d'azote ainsi que celle de l'eau.
Le blé est la première céréale au monde en termes de surfaces cultivées avec 223 millions d'hectares mais le maïs est la première espèce produite au monde avec 824 millions de tonnes. Aujourd'hui le maïs est le premier marché de semences au monde en valeur avec un acteur de poids comme l'américain Monsanto. 48% de la valeur du marché mondial des Ogm sont des semences de maïs, a relevé M. Rougier. La France comme six autres pays européens ont décidé la suspension de la culture du maïs génétiquement modifié de Monsanto, une décision que la Cour de justice européenne (Cej) a qualifié début septembre d"illégale".
Source : Afp

OGM – Lourdes condamnations pour les faucheurs à Colmar


Après la condamnation des faucheurs de plants de vigne transgéniques vendredi dernier à Colmar, les militants anti-OGM comme l’Inra se réservent la possibilité de faire appel de ce jugement. La justice a condamné les faucheurs volontaires à des peines de prison avec sursis et à 57.000 euros d’amendes.
La plupart des 60 militants anti-OGM qui avaient détruit l'an dernier une parcelle de vigne transgénique expérimentale dans le Haut-Rhin ont été condamnés à 2 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Colmar. Six d'entre eux, déjà soumis à une peine avec sursis pour des faits comparables, ont été condamnés à 1.200 euros d'amende.
Par ailleurs, le tribunal a condamné les prévenus à verser au total quelque 57.000 euros à l'Institut national de la recherche agronomique, dont 50.000 euros au titre du préjudice scientifique causé par leur action, alors que l’Inra demandait 500.000 euros. Les activistes avaient totalement détruit le 15 août 2010, une parcelle expérimentale de plusieurs dizaines de pieds de vignes OGM, plantés par l’Inra, à Colmar.